Le capital de risque (CR) joue un rôle clé dans l’innovation, tant aux États-Unis qu’au Canada. En investissant dans des idées novatrices, les sociétés de CR offrent aux fondateurs le capital (et la confiance) nécessaires pour créer des produits et des solutions capables de transformer des marchés et de dynamiser les équipes.

Les startups ont accès à une vaste gamme de fonds pour soutenir leur croissance à chaque étape de leur développement. Plusieurs mécanismes de financement se recoupent d’ailleurs, tant dans leur forme que dans leur fonction, pour aider à lancer de nouvelles entreprises.

Ces ententes peuvent prendre différentes formes et être complétées (ou même définies) par d’autres types de financement, notamment :

  • Fonds d’accélérateurs
  • Syndicats d’anges investisseurs
  • Capital de risque d’entreprise (CVC)
  • Fonds perpétuels
  • Family offices (bureaux de gestion de patrimoine familial)
  • Fondations
  • Plateformes de collecte de fonds
  • Fonds gouvernementaux
  • Actions de croissance
  • Fonds d’impact
  • Fonds basés sur les revenus
  • Fonds souverains
  • Fonds affiliés à des universités
  • Studios de création d’entreprises

Dans cet article, nous abordons les fonds de capital de risque institutionnels, qui sont des ententes formellement structurées et gérées par des professionnels. Habituellement, ces fonds prennent la forme d’une société en commandite à capital fermé, où les investisseurs participent de façon passive (c’est-à-dire comme « commanditaires » ou LP), tandis qu’un « commandité » gère les affaires du fonds ou délègue ces tâches à un gestionnaire de fonds désigné.

Comme il s’agit d’une entente à capital fermé, la plupart des partenariats traditionnels de CR ont une durée d’environ 10 ans. Mais il est important de rappeler que chaque entente est unique et que les échéanciers peuvent varier considérablement. Pendant cette période, le gestionnaire de fonds assume plusieurs responsabilités, dont :

  • Lever des capitaux pour le fonds
  • Déterminer les allocations d’investissement (dans les limites des documents constitutifs)
  • Surveiller (et conserver) les investissements existants
  • Céder (ou encaisser) les investissements du fonds
  • Distribuer les rendements aux investisseurs du fonds

Toutes ces activités se déroulent tout au long du cycle de vie du fonds, qui se divise généralement en cinq étapes. Bien qu’il y ait un certain chevauchement entre ces étapes (et qu’idéalement, la plupart des startups n’atteindront jamais la phase de résiliation anticipée, il est important d’en connaître les modalités), un partenariat de CR en santé suit généralement ce parcours, alors que l’entreprise passe de la phase de lancement à la rentabilité.

Pour en savoir plus sur les niveaux de maturité technologique, consultez notre blogue.

Étapes du cycle de vie d’un fonds de CR

  1. Commercialisation du fonds

La première étape d’un partenariat de CR est la commercialisation. À ce stade, le gestionnaire de fonds fait la promotion du fonds lors de présentations privées (par exemple, à l’aide d’un mémoire d’offre confidentiel ou d’une présentation plus classique aux investisseurs) afin de solliciter des investisseurs potentiels et de lever des capitaux.

Le gestionnaire de fonds travaille généralement en étroite collaboration avec les conseillers juridiques du fonds pour souscrire des parts ou des intérêts et préparer la documentation qui officialise le partenariat. En plus du mémoire d’offre et de la convention de société en commandite mentionnée plus haut, cette documentation peut inclure des conventions de souscription, des conventions de gestion, des lettres d’entente et toute présentation aux investisseurs utilisée pour susciter l’adhésion.

Un fonds passe à l’étape suivante à la « date de clôture finale », soit lorsque l’admission de nouveaux investisseurs est terminée. Ce processus débute par une « clôture initiale » et accueille généralement de nouveaux investisseurs lors de plusieurs « clôtures subséquentes » sur une période de six à douze mois.

Une fois la levée de fonds terminée, le fonds passe à la période d’engagement, soit la phase d’investissement.

  1. La période d’engagement

La deuxième étape d’un fonds de CR consiste pour le gestionnaire de fonds à repérer des occasions d’investissement et à déployer concrètement le capital levé lors de la commercialisation.

Les investisseurs qui se sont engagés lors de la première étape seront probablement sollicités de nouveau à ce moment pour financer des investissements précis. Autrement, le fonds pourrait liquider certains de ses placements existants selon certains facteurs clés (par exemple, si l’adéquation produit-marché n’est pas au rendez-vous).

Cette phase du cycle de vie d’un fonds de CR dure généralement de quatre à six ans après la clôture initiale. Il y a donc souvent un chevauchement entre la période d’engagement et la phase de commercialisation. La différence principale? Durant cette étape, le capital est alloué et investi, alors qu’il était collecté et officialisé à l’étape précédente.

  1. Désinvestissement

Vient ensuite la phase de désinvestissement, où le gestionnaire de fonds conserve, gère puis liquide les placements du fonds, en redistribuant les rendements aux investisseurs au fur et à mesure que les produits sont reçus.

En général, aucun nouvel investissement n’est réalisé à cette étape (sauf certains investissements de suivi), car l’accent est mis sur la gestion des placements existants et la recherche d’occasions de désinvestir.

Cette phase dure elle aussi habituellement de quatre à six ans, le gestionnaire de fonds veillant à ne pas liquider tous les actifs d’un seul coup.

  1. Dissolution et liquidation

Cette étape est souvent la dernière du cycle de vie d’un fonds de capital de risque ou de capital-investissement. À moins que le commandité principal ne prolonge la durée du fonds (par exemple, si les conditions du marché ne sont pas favorables à un bon rendement), le fonds devra éventuellement commencer à liquider activement ses placements et à distribuer les produits aux investisseurs.

Une fois tous les placements vendus et les produits distribués, le fonds est dissous conformément aux modalités de la convention de société en commandite initiale.

  1. Résiliation anticipée

Même si tous les fonds ne passent pas par cette étape, la plupart prévoient dans leur convention de société en commandite des clauses de résiliation anticipée ou de destitution du commandité principal. Ces conditions sont généralement liées à des actes illégaux (comme la fraude) ou à une faute grave du commandité principal ou du gestionnaire de fonds désigné (par exemple, un manquement à l’obligation fiduciaire ou une négligence grossière).

Bien que ces clauses servent surtout à couvrir les pires scénarios, la durée de ces ententes à capital fermé justifie de telles précautions. Après tout, beaucoup de choses peuvent changer en dix ans, et les investisseurs veulent toujours avoir une porte de sortie dans toute entente financière à long terme.

Cycles de financement en capital de risque

Le financement en capital de risque peut aussi se dérouler en plusieurs cycles, de nouveaux fonds étant créés une fois que les fonds initiaux sont entièrement investis. Cette approche permet à la firme de continuer à investir dans de nouveaux projets et à soutenir des entreprises au-delà de son mandat initial : En somme, la stratégie d’investissement évolue avec l’entreprise. Voici un exemple de cycle de financement en trois étapes :

  • Fonds I sert souvent de terrain d’essai pour la stratégie d’investissement de la firme, qui doit démontrer sa capacité à générer des rendements et à attirer des LP pour les fonds suivants. La performance du Fonds I est donc cruciale pour la capacité de la firme à lever un Fonds II.
  • Si le Fonds I affiche de bons résultats, la firme cherchera généralement à lever un Fonds II. Ce fonds est habituellement plus important, car la firme peut maintenant s’appuyer sur un historique de succès pour attirer davantage de LP.
  • Fonds III (et suivants) sont lancés à mesure que la firme continue de lever de nouveaux fonds. Cela démontre que la firme a établi une solide feuille de route et qu’elle est capable de générer des rendements de façon constante pour ses investisseurs. Ces fonds ultérieurs sont souvent plus importants et peuvent cibler des secteurs ou des stratégies différents, selon l’évolution de l’expertise de la firme et les occasions du marché. Plusieurs fonds institutionnels n’entameront même pas de discussions avec le commandité principal avant cette étape.

S’y retrouver parmi les options de stratégie de capital

Pour de nombreux fondateurs, utiliser le capital de risque pour accélérer la croissance de leur entreprise est incontournable – et c’est une voie éprouvée vers le succès, surtout pour commercialiser des technologies innovantes.

Mais il existe plusieurs chemins vers la mise en production et la rentabilité.

Chez Boast AI, nous offrons bien plus que des conseils sur le financement gouvernemental non dilutif. Nous mettons à la disposition des startups la technologie et l’expertise nécessaires pour optimiser leur R-D, simplifier la gestion de leur capital et visualiser une stratégie de financement gagnante à partir d’une seule plateforme intelligente.

Pour découvrir comment Boast AI peut vous aider à optimiser votre feuille de route produit tout en simplifiant votre approche du financement, planifiez un appel avec notre équipe dès aujourd’hui.

Articles connexes

    • 13 mars 2026

    Le Connecticut élargit enfin son crédit d’impôt pour la R-D : ce que les entreprises doivent savoir

    • 9 mars 2026

    De la politique au profit : faits saillants de notre webinaire sur l’amélioration du RS&DE en 2026

    • 5 mars 2026

    Crédits d’impôt RS&DE pour les manufacturiers canadiens : Guide 2026