Alors que les marchés du capital de risque étaient instables, de plus en plus de startups en phase initiale cherchaient des options de financement non dilutif, et ce, en nombre record durant la première moitié de 2023.

Selon le rapport semestriel 2023 sur le capital de risque et le capital-investissement au Canada publié par la CVCA, 126 transactions de financement non dilutif ont été conclues au cours des six premiers mois de l’année, dont 99 rien qu’au deuxième trimestre. Cela représente un sommet historique, tant pour un semestre que pour un trimestre, en matière de financement non dilutif. Cette tendance profite particulièrement aux entreprises en phase de croissance, qui ont eu plus de difficulté à lever du capital de risque que les startups en démarrage ou les sociétés plus matures.

« Cela s’explique probablement par plusieurs facteurs, notamment la hausse des taux d’intérêt et l’évolution du marché, qui compliquent l’accès au financement par actions traditionnel », explique David Kornacki, directeur des données et des produits de la CVCA, dans une entrevue accordée à Betakit.

Résultat : un nombre croissant d’entreprises se tournent vers le crédit d’impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental (RS&DE) et le financement par dette de risque pour prolonger leur marge de manœuvre financière et soutenir l’innovation.

Cela dit, de nombreuses entreprises demeurent prudentes en raison de la volatilité du marché. La valeur moyenne des transactions non dilutives a diminué d’une année à l’autre. Au premier semestre de 2023, le montant total investi dans ce type de financement a chuté de 70 %, pour s’établir à 195 millions de dollars répartis entre toutes les transactions.

Cela montre que plusieurs entreprises recherchent simplement de plus petits montants de financement non dilutif, même si cette option est souvent perçue comme préférable au financement par actions dans le contexte actuel. En pratique, les fondateurs adoptent une approche prudente dans leur stratégie de capital et restent à l’affût des mouvements du marché à l’approche du second semestre de 2023.

Les secteurs des technologies propres et des TIC demeurent les chouchous du capital de risque

Même si un nombre record d’entreprises cherchent du financement non dilutif, l’activité de capital de risque demeure très forte dans certains secteurs de l’écosystème technologique canadien.

Au deuxième trimestre de 2023, la CVCA a recensé plus de 2,8 milliards de dollars investis en capital de risque dans 1 700 transactions, soit le deuxième deuxième trimestre (T2) le plus important depuis que la CVCA compile des données. Il s’agit d’une hausse de 45 % sur un an, et d’une augmentation de 140 % par rapport au trimestre précédent en termes de montants investis.

C’est tout le contraire de la tendance observée aux États-Unis, où l’activité de capital de risque a atteint son plus bas niveau depuis le deuxième trimestre de 2020.

En regardant les secteurs en particulier, les technologies de l’information et des communications (TIC) ont attiré 1,8 milliard de dollars répartis dans 84 transactions, ce qui en fait le secteur le plus dynamique pour le capital de risque au premier semestre. Les technologies propres ont aussi connu une hausse de 116 % des investissements en capital de risque du premier au deuxième trimestre de 2023, alors que les enjeux climatiques sont devenus prioritaires au Canada et ailleurs, notamment avec la multiplication des feux de forêt et des phénomènes météorologiques extrêmes.

« Les résultats de ce trimestre démontrent que les entrepreneurs canadiens bâtissent des entreprises solides », affirme Kim Furlong, chef de la direction de la CVCA, dans le rapport. « L’augmentation des investissements aux premiers stades montre l’engagement envers la création d’un solide bassin d’occasions et témoigne du dynamisme de l’innovation au Canada. Malgré les défis économiques et l’incertitude, la performance démontre que les investisseurs canadiens gardent le cap, ce qui est très encourageant. »

Profitez du RS&DE pour prolonger votre marge de manœuvre financière

Comme le capital de risque demeure difficile d’accès et que le marché reste incertain à l’approche de l’automne, il est judicieux pour les entreprises d’explorer toutes les options de financement non dilutif pour prolonger leur marge de manœuvre financière sans céder d’équité.

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