Le programme américain Small Business Innovation Research (SBIR), soutenu par le gouvernement, remet près de 4 milliards de dollars US chaque année à des startups, tous secteurs scientifiques et technologiques confondus. Comme ces fonds ne comportent ni prise de participation ni dette, le SBIR semble être une évidence pour les jeunes entreprises.

Mais voici le revers de la médaille : comme pour la plupart des programmes gouvernementaux, préparer des demandes SBIR est complexe et exigeant pour les entrepreneurs, qui sont déjà occupés à faire croître leur entreprise. Alors, est-ce que ça vaut la peine de tenter sa chance? Et si oui, comment et quand s’y prendre?

Rupak Doshi, fondateur et PDG d’OmniSync, créateur de TurboSBIR – un outil qui fonctionne comme « TurboImpôt » mais pour les demandes SBIR – a participé à la série de webinaires Traction pour discuter du programme. Rupak détient un doctorat de l’Université de Cambridge, a travaillé à The Scripps Research Institute et à UC San Diego, possède une expérience en industrie chez InhibRx (entrée en bourse en 2020) et a déjà fondé plusieurs startups (troisième entreprise, avec des reventes (exits) et ventes à Levi’s Stadium, au secteur militaire, etc.).

Qu’est-ce qui vient en premier – le financement ou la startup? 

Vous avez cette idée géniale depuis un moment, et vous avez peut-être déjà convaincu votre partenaire, vos amis ou quelques proches que vous pourriez vraiment en faire quelque chose de concret. Vous commencez à chercher des premiers avis auprès de vos conseillers, qui vous disent tout de suite : « Ah, c’est intéressant… tu devrais parler à telle personne que je connais. » Et le cycle se répète pendant quelques mois, jusqu’à ce que vous atteigniez un point frustrant où chaque discussion se termine de la même façon – « Oui, on pourrait faire tout ça, c’est super, maisil nous manque de l’argent pour prouver que ça fonctionne. » Vous réalisez que personne ne veut vraiment vous avancer de fonds tant que vous n’avez pas démontré que votre idée tient la route, c’est-à-dire que vous avez de la « traction ». 

Ça vous rappelle votre situation? Bonne nouvelle, vous n’êtes pas seul. Vous faites partie de la grande majorité des fondateurs de startups dans les 1 à 2 premières années, dès qu’ils décident de se lancer sérieusement dans leur projet innovant.  

Pourquoi un investisseur trouve votre idée « intéressante », mais ne vous remettra pas de chèque tout de suite 

Trois des principales raisons pour lesquelles les startups ne survivent pas au-delà de leur deuxième année sont le manque de capital approprié, de talents et d’adéquation produit-marché.

most common reasons for startup failure 

Bien que ça arrive parfois chez des entrepreneurs en série, il est rare de trouverdes fondateurs de startups endémarrage qui estiment avoir assez de capital pour faire rouler leur entreprise, que ce soit pour développer leur produit ou embaucher les bonnes personnes pour concrétiser leurs idées. Et il y a une raison ÉVIDENTE à cela : les investisseurs ne sont pas des donateurs; ils ne sont pas là pour faire de la charité ou vous aider par pure bonté (à ne pas confondre avec l’investissement à impact). On n’ira pas trop loin dans les détails, mais la réalité dans l’écosystème actuel, c’est que sanspreuve concrète que votre idée va vraiment fonctionner, il sera très difficile d’attirer l’attention d’un investisseur sérieux. Ne vous laissez pas tromper par l’expression « en démarrage » ! C’est relatif; par exemple, pour quelqu’un qui côtoie surtout des entreprises prêtes à entrer en bourse, une startup qui génère 1 M$ de revenus annuels est encore « en démarrage ».  

Alors, pour un entrepreneur qui n’a pas un ami millionnaire ni hérité d’une fortune familiale, mais qui a une idée géniale et a besoin de capital pour la réaliser, quelles sont les options pour obtenir ce premier carburant essentiel et garder l’étincelle d’innovation vivante? C’est encore plus crucialpour les idées dans des secteurs où il faut des fonds importants, ne serait-ce que pour démontrer un premier concept, commele matériel,les sciences de la vie,l’espace, l’énergie, etc..  

Voici le financement non dilutif offert par le gouvernement… 

Le financement non dilutif, c’est quoi? 

Quand quelqu’un vous remet de l’argent et que vous lui cédezune part de votre entreprise, sous forme d’actions actuelles ou futures ou de pourcentage de propriété, vous réduisez ou « diluez »votre propreparticipation dans l’entreprise. C’est ce qui arriveavec la plupart, sinon la totalité, des investissements reçus par une startup. Mais il existe une autre source definancement qui ne vous oblige pas à céder une part de votre entreprise, donc un financement non dilutif.  

Ça semble trop beau pour être vrai, mais le financement non dilutif n’a rien de nouveau. Un prêt bancaire, par exemple, est une forme de financement non dilutif, mais il s’agit d’une dette qui exige généralement un historique d’affaires solide et/ou des garanties personnelles importantes – pas vraiment le profil type d’un fondateur de startup!   

Ici, on met en lumièreles subventions et contrats spécialisés comme une optionde financement non dilutif pour les startups en phase de démarrage (remarquez qu’on évite le terme « early-stage »). Ces fonds sont distribuéspar le gouvernement fédéral américain, et n’ont pas à être remboursés au gouvernement, ni n’exige que vous cédiez une part de votre entreprise – c’est essentiellement de « l’argent gratuit ».       

Subventions et contrats en R-D 

Quand on entend « subvention », on pense souvent aux universités et aux organismes à but non lucratif, et c’est normal. Une grande partie des fonds publics américains sert à soutenir la recherche universitaire et les organismes publics ou privés sans but lucratif. Mais il existe un programme fédéral appeléSmall Business Innovation Research (SBIR) qui réservedesfonds aux petites entreprises qui font de la R-D innovante – c’est la définition la plus proche d’une startup dans le langage gouvernemental. 

Le fait de réserver ces fonds aux petites entreprises signifie que d’autres organisations, comme les universités, ne sont même pas admissibles à ces subventions, encore moins à les recevoir. Cela laisse le terrain grand ouvert aux startups, qui se retrouvent à compétitionner entre elles, plutôt que contre des géants comme Harvard, MIT, Caltech,Berkeley, etc.    

Deuxième mythe : plusieurs croient que les subventions, surtout en R-D, sont réservées à la recherche en santé. Oui, leNational Institute of Health disposed’un budget important dans le cadre du SBIR, mais ces subventions couvrent tous les domaines scientifiques et technologiques : éducation, énergie, espace, transport, sécurité, sciences marines, etc. Ajoutez n’importe quel préfixe à « tech » et votre startup pourrait être admissible à ce programme.  

SBIR agencies 

Spécificités du programme SBIR

Au total, environ4 milliards $ US ont été budgétés pour le programme SBIR en 2020. Ce montant augmente chaque année depuis une décennie et rien n’indique que la tendance va s’inverser, vule succès remarquable du programme. Pour mettre les choses en perspective, selon PitchBook, environ 9 milliards $ US ont été investis dans les startups par des anges ou investisseurs de démarrage en 2019. Mais voici le point clé : alors quele taux de succès des startups auprès des investisseurs est inférieur à 2 %,le taux de succès moyenavec le programme SBIR est de près de 15 à 20 % pour la phase 1 et de plus de 50 % pour la phase 2. Prenez un instant pour y penser :le programme SBIR remet presque la moitié des montants investis par les investisseurs, mais avec près de 10 fois plus de chances de succès pour la startup qui applique!     

Le programme SBIR est conçu pour intervenir dès la phase « idée » d’une entreprise (Phase 1), puis augmenter les montants et la durée des subventions à mesure que la startup avance vers la commercialisation (Phases 2 et 3). Selon l’agence et l’appel de projets, les montants de la phase 1 varient généralement de 50 000 $ à 250 000 $, alors que les phases 2 et suivantes dépassent souvent 1 M$. Comme ces montants sont comparables à la plupart des rondes d’investissement de démarrage aux États-Unis, le programme SBIR est surnommé« le fonds de démarrage de l’Amérique ».   

Comment profiter du SBIR?

Pour simplifier au maximum : si vous êtes une startup avec un produit innovant nécessitant de la R-D, que tout le travail est réalisé sur le territoire américain et que votre équipe technique effectue la majorité des travaux, vous pouvez déposer une demande.   

Çaa l’air simple? Eh bien… 

Alors, avec tous les avantages des programmes de financement non dilutif présentés plus haut, on se demande : pourquoi n’y a-t-il pas plus de startups qui adoptent cette stratégie de financement? La réponse est dans les détails.  

  1. Manque de sensibilisation. On vit à une époque où les sorties spectaculaires de startups et les investisseurs majeurs font la une. Sans parler de Shark Tank! Le gouvernement ne peut pas vraiment rivaliser, ni même s’en soucier, face aux géants des réseaux sociaux qui ont nourri la culture startup de la Silicon Valley, où lever des millions auprès d’investisseurs est vu comme un immense succès – ce qui est vrai, dans une certaine mesure.  
  2. Manque d’outils simples pour appliquer : les programmes gouvernementaux sont réputés pour leur lourdeur administrative,et le SBIR ne fait pas exception. Imaginez devoir produire vos propres déclarations de revenus sans TurboImpôt (ou un logiciel similaire) aujourd’hui… alors que la plupart des entrepreneurs ont grandi avec des applications mobiles ultra simplespour tout et n’importe quoi, même les tâches les plus banales. 
  3. Manque de démocratisation du processus. C’est la suite logique du point précédent : l’absence d’outils simples et accessibles favorise une industrie de consultants spécialisés, souvent beaucoup plus élevés que ce que la plupart des startups peuvent se permettre. Pensez à la façon dont LegalZoom®a réduit les honoraires d’un avocat pour démarrer une entreprise, et à la façon dont TurboImpôt®a réduit ce que vous payez à un comptable pour vos impôts.En l’absence de ces outils modernes,l’aide de qualité pour les demandes SBIRresteréservée aux startups les mieux nanties, capables de payer pour un accompagnement humain coûteux.  

Des solutions créées par et pour les startups 

Ce n’est pas un hasard si, dans une industrie où les systèmes sont mal adaptés aux entrepreneurs, certains d’entre eux voient là une occasion de prendre les choses en main et de réinventer ces systèmes.

Nos partenaires chez OmniSync ont conçu TurboSBIR comme le tout premier outil que les entrepreneurs peuvent utiliser pour accéder à ces programmes gouvernementaux avec une facilité, une abordabilité et une efficacité inégalées. Résultat : même les startups autofinancées peuvent profiter de ces fonds. 

Profitez de 20 % de rabais sur le service TurboSBIR avec le code BOAST20OFF ici.

Articles connexes

    • 29 janvier 2026

    De la politique au profit : optimisez le programme RS&DE bonifié du Canada et les solutions de financement stratégiques

    • 15 janvier 2026

    Masterclass sur l’allocation du capital : prise de décisions au niveau du conseil d’administration pour l’investissement dans les personnes

    • 22 décembre 2025

    BetaKit Briefing : Le nouveau paysage du RS&DE