Voici les 8 idées reçues les plus courantes au sujet du crédit d’impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental (RS&DE) que nous souhaitons clarifier afin que vous ne ratiez pas cette occasion!
1. « La RS&DE, c’est une subvention pour la R-D. »
Le programme RS&DE n’est pas une subvention ni un bon d’échange. C’est un crédit d’impôt (remboursable ou non, selon la taille de votre entreprise ou le type d’entité légale) que vous devez demander lors de la production de vos déclarations de revenus d’entreprise ou personnelles.
En pratique, la RS&DE est un programme de récupération de coûts. Vous pouvez demander le crédit après avoir payé vos dépenses de R-D.
2. « La RS&DE s’adresse seulement aux grandes entreprises. »
Le programme RS&DE s’adresse autant aux petites qu’aux grandes entreprises, ainsi qu’aux sociétés de personnes et aux travailleurs autonomes. C’est un avantage important, car même les startups en phase pré-revenus peuvent en profiter, tout comme les grandes organisations commerciales. L’admissibilité dépend des dépenses et non des revenus. Tant que vous investissez dans la R-D, vous pouvez réclamer.
La taille de l’entreprise influence le taux de retour. Si votre revenu net imposable (avant impôt) est inférieur à 500 000 $, votre crédit d’impôt est remboursable. Cela signifie que le gouvernement vous remettra un chèque si vous avez payé tous vos impôts.
3. « Les projets admissibles à la RS&DE doivent être réalisés en laboratoire de recherche. »
On croit souvent, à tort, que la RS&DE ne s’applique qu’aux recherches traditionnelles menées en laboratoire scientifique. Pourtant, comme mentionné plus haut, la majorité des demandeurs au programme RS&DE ne portent pas de sarrau blanc et n’utilisent pas d’éprouvettes.
Selon l’ARC, environ 95 % des demandes RS&DE concernent le développement expérimental. Il s’agit de travaux visant à créer ou améliorer des matériaux, dispositifs, produits ou procédés. Aucun sarrau blanc requis!
4. « Seuls les projets qui aboutissent peuvent être réclamés. »
Faux. Même les projets qui n’aboutissent pas peuvent être admissibles.
En fait, la clé d’une demande RS&DE réussie, c’est de démontrer qu’il y avait des défis techniques à surmonter. Un échec prouve qu’il y avait de l’incertitude technique et que des obstacles subsistent. Tant qu’il y a de l’incertitude technique et que vous suivez une démarche structurée pour la résoudre, le résultat – succès ou échec – importe peu.
5. « Ce programme vise uniquement le secteur des hautes technologies. »
Même s’il est très populaire dans le secteur des TIC, le programme RS&DE s’applique aussi à d’autres secteurs comme la fabrication, le secteur du pétrole et du gaz, l’agriculture, la biotechnologie, et plus encore.
Voici quelques exemples de projets admissibles dans ces industries :
[list list_style=”darkGrayDot”]
- Augmenter la vitesse de production tout en maintenant la qualité constante ;
- Adapter un équipement existant pour une nouvelle fonction différente de celle prévue à l’origine ;
- Surmonter des limites matérielles pour atteindre une cible de performance ambitieuse ou un format allégé
[/list]
Bonus: cliquez ici pour télécharger ce guide RS&DE de 20 pages et découvrir tout ce qu’il faut savoir pour préparer une demande gagnante.
6. « Mon comptable doit préparer ma demande RS&DE. »
Votre comptable doit intégrer le formulaire de demande RS&DE (T661 parties 1 et 2) ainsi que l’annexe provinciale à votre déclaration de revenus d’entreprise, mais il n’est pas obligé de préparer la demande elle-même. Vous avez le choix.
À notre avis, ce sont les conseillers techniques qui sont les mieux placés pour préparer une demande RS&DE. Les demandes gagnantes mettent l’accent sur l’incertitude technologique, les réalisations et la démarche technique suivie. Plusieurs comptables et professionnels d’affaires n’ont pas l’expérience ou l’expertise technique nécessaire pour bien comprendre le travail réalisé dans le cadre d’un projet RS&DE. Nos conseillers possèdent une formation en ingénierie ou en développement logiciel et sont hautement qualifiés pour parler de vos défis et réalisations technologiques.
7. « Je dois documenter mon travail avec un système formel de suivi du temps. »
Si le suivi du temps vous inquiète, sachez qu’il existe d’autres façons d’estimer de façon méthodique le temps consacré à un projet de R-D, surtout si c’est votre première demande RS&DE.
Beaucoup de développeurs qui travaillent en mode agile constatent qu’ils n’ont pas recueilli autant d’information qu’ils l’auraient souhaité. Si c’est votre cas, ne vous en faites pas : vous pouvez utiliser des journaux datés, des courriels, des photos de séances de stratégie sur tableau blanc, des systèmes de gestion de versions, etc., pour documenter votre temps et vos défis techniques. Nous aimons rencontrer votre équipe et vous proposer des recommandations personnalisées pour faciliter la documentation de vos prochaines demandes.
8. « Si ma demande RS&DE est révisée, toutes les finances de mon entreprise seront vérifiées. »
C’est l’idée reçue la plus répandue qui freine certaines entreprises à réclamer leur travail admissible à la RS&DE. Si votre demande est sélectionnée pour une révision par l’ARC (audit), seuls vos coûts et contenus techniques liés à la RS&DE seront examinés – pas l’ensemble des finances de votre entreprise.
En conclusion
Ne laissez pas d’argent sur la table. Informez-vous sur le programme et faites évaluer vos activités de développement pour voir si elles sont admissibles à la RS&DE. Avec un délai généreux de 18 mois après la fin de votre exercice financier pour déposer une demande modifiée, il est encore temps d’en profiter.
[optinform]