Selon une récente étude de CBRE, plus de 7,1 millions de travailleurs hautement qualifiés œuvrent dans le secteur technologique aux États-Unis et au Canada. Les pôles technos nord-américains se démarquent par la densité exceptionnelle de diplômés en haute technologie et d’offres d’emploi dans ce domaine.

Or, la dynamique de l’industrie technologique a beaucoup évolué au cours des trois dernières années. Le télétravail et l’apprentissage à distance ont démocratisé l’accès aux talents technos, tout en réduisant l’importance de la géographie pour évaluer la vitalité du secteur.

En pratique, les tendances d’embauche (et de mises à pied) observées pendant la pandémie ont élargi le bassin de talents technos comme jamais auparavant. Résultat : la demande pour des compétences technologiques s’étend maintenant à des secteurs traditionnellement moins technos.

Tout cela confirme qu’en 2023, toute entreprise est, dans le fond, une entreprise techno.

Voici quelques facteurs qui ont mené au classement 2023 Scoring Tech Talent des pôles technos nord-américains. Ce classement annuel évalue les 50 plus grands centres urbains au Canada et aux États-Unis où les talents technos vivent, se forment et travaillent, selon des critères liés à la création d’emplois et à l’innovation.

Même si ces marchés sont évalués selon 13 indicateurs pour mesurer leur « profondeur, vitalité et attractivité » auprès des employeurs et des talents, le classement a été ajusté cette année pour tenir compte du nouveau contexte post-pandémique. Notamment, le critère des « coûts de main-d’œuvre » a pris plus de poids que celui du « loyer », puisque les entreprises investissent désormais davantage dans leur personnel que dans l’immobilier.

La demande de talents en technologie explose, autant dans les petits que dans les grands marchés

Les marchés dits « passerelles » connaissent un véritable boom, tant au chapitre des talents disponibles que des postes à pourvoir. D’un côté, les grands employeurs technos adoptent le télétravail et quittent les pôles coûteux. De l’autre, les entrepreneurs profitent de marchés plus abordables pour lancer leurs startups.

Ce qui vient couronner le tout, c’est l’apparition de nouveaux rôles technos dans presque tous les secteurs, ce qui multiplie les occasions de travailler en techno dans tous les grands marchés.

Entre 2017 et 2022, par exemple, Calgary a vu son bassin de talents technos croître de 61 %. Waterloo (52 %) et Edmonton (45 %) ont connu des hausses similaires, alors qu’elles n’étaient pas reconnues comme des centres d’innovation auparavant.

Les grands marchés ont aussi profité de cette croissance sur cinq ans. San Francisco est demeuré le chef de file, avec environ 75 020 nouveaux emplois technos créés dans la région de la baie.

Sans surprise, San Francisco domine, mais la performance des marchés canadiens mérite d’être soulignée : Toronto (63 800) et Montréal (51 500) arrivent respectivement au deuxième et troisième rang pour la croissance des talents technos entre 2017 et 2022.

Les cinq premiers marchés du classement CBRE sont restés les mêmes que l’an dernier, même si New York est passé au 3e rang et Toronto au 5e. Mais si l’on élargit la perspective et qu’on tient compte des tendances récentes — notamment les mises à pied dans les grandes entreprises au cours des 12 derniers mois —, on constate que les marchés technos dynamiques sont aujourd’hui beaucoup plus répartis à travers l’Amérique du Nord qu’auparavant.

Voici le top 10 (et leur note respective) :

  1. San Francisco/Région de la baie (82,6)
  2. Seattle (71,4)
  3. Région métropolitaine de New York (67,4)
  4. Washington D.C. (66,7)
  5. Toronto (66,5)
  6. Austin (66,4)
  7. Boston (63,3)
  8. Vancouver (60,6)
  9. Dallas/Ft. Worth (60,5)
  10. Denver (58,5)

Les talents technos et les occasions d’affaires se répartissent plus équitablement à travers l’Amérique du Nord

Ottawa (57,8) et Montréal (57,7) occupent les 11e et 12e rangs du classement. Vu leur rythme accéléré d’embauche et d’attraction des talents comparativement à d’autres villes, il est fort probable qu’au moins l’un de ces marchés se hissera dans le top 10 d’ici quelques années.

C’est d’autant plus vrai quand on considère la vitalité des écosystèmes technos locaux — sans parler du soutien gouvernemental et du financement non dilutif offert aux startups technos au Canada.

Chez Boast, nous l’avons constaté de près ces derniers mois : jamais l’activité des startups n’a été aussi forte au Canada. Des événements comme Collision et le FounderFuel Demo Day — le plus grand événement de démonstration au pays — étaient de retour en force cette année.

On le voit aussi dans la relance du financement en capital de risque dans les principaux marchés canadiens. Par exemple, les investissements dans les startups technos de Toronto ont dépassé le milliard de dollars au deuxième trimestre, bondissant de plus de 733 % par rapport au trimestre précédent. L’écosystème techno de la Colombie-Britannique a aussi connu une hausse de 573 % (639,6 millions de dollars investis) sur la même période.

Cela dit, plusieurs de ces transactions en capital de risque visaient surtout des investissements en phase avancée, ce qui montre que le financement demeure relativement serré à l’approche de l’automne.

Heureusement, les startups en démarrage — et tout fondateur innovant — peuvent accéder à d’importants fonds gouvernementaux non dilutifs pour prolonger leur marge de manœuvre financière lors du lancement d’un nouveau produit ou service.

Chez Boast AI, nous simplifions l’accès au capital non dilutif. Notre plateforme intelligente de R-D maximise votre accès au financement tout en optimisant vos processus de R-D.

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