Même si le financement en capital de risque aux États-Unis demeure bien en deçà des sommets records atteints en 2021, les startups ont tout de même récolté plus de 15,4 milliards de dollars auprès de fonds de capital de risque au deuxième trimestre de 2023.

Cela représente une hausse de 26 % par rapport au premier trimestre et un rebond encourageant, surtout pour les entreprises en démarrage. Cependant, le nombre total de transactions en capital de risque est resté relativement stable (un peu plus de 1 000) entre le premier et le deuxième trimestre, selon les données de Carta. Il s’agit du niveau d’activité le plus bas observé depuis le premier trimestre de 2018.

Ainsi, même si la taille moyenne des transactions est passée de 10,4 millions de dollars au premier trimestre à 13,1 millions de dollars au deuxième trimestre, 2023 s’annonce comme l’année la moins active pour le financement en capital de risque aux États-Unis depuis au moins cinq ans.

Malgré tout, les startups et entreprises en croissance partout aux États-Unis trouvent de nouvelles sources de capital de risque dans des marchés émergents et inattendus, alors que les pôles d’investissement traditionnels (comme la Silicon Valley) partagent désormais une partie de leur richesse.

Les pôles du capital de risque se déplacent aux États-Unis

Au début de 2018, l’Ouest américain (incluant la Silicon Valley) concentrait 64 % de tous les investissements en capital de risque du pays — un sommet depuis que Carta suit l’activité du secteur. Au deuxième trimestre de 2023, cette part est tombée à un nouveau creux de seulement 44 %.

Alors que le financement en capital de risque quitte la Silicon Valley — ce qui n’est pas surprenant compte tenu des défis auxquels font face les grandes entreprises technos et les startups dépendantes de cet écosystème —, on observe des gains importants dans le Sud et le Nord-Est du pays.

Au deuxième trimestre de 2019, le Sud ne représentait que 10 % du capital investi dans les startups américaines. Aujourd’hui, cette proportion a doublé pour atteindre 20 %, alors que plusieurs pôles technos du Sud attirent de plus en plus l’attention des investisseurs et se démarquent par leur innovation. Récemment, des villes comme Austin, Atlanta et Raleigh-Durham se sont hissées parmi les 10, 20 et 30 premiers marchés de talents (respectivement), dépassant ainsi plusieurs centres technos traditionnels de la côte Ouest.

En parallèle, le Nord-Est, qui attirait déjà une part plus importante des investissements en capital de risque que le Sud (25 % au deuxième trimestre de 2019), continue de gagner du terrain quatre ans plus tard, avec 30 % de toute l’activité en capital de risque au deuxième trimestre de 2023.

Cela s’explique notamment par la présence de villes de la côte Est comme New York, Boston et Washington D.C., qui figurent toutes parmi les 10 premiers marchés de talents technologiques en Amérique du Nord selon le classement de CBRE.

Le financement en capital de risque ralentit, mais il reste beaucoup de « poudre sèche » à investir

Il faut garder en tête que la baisse des investissements totaux ne reflète pas nécessairement la performance des firmes de capital de risque. Depuis la frénésie de 2021, alors que plusieurs investisseurs ont multiplié les placements (notamment en raison de l’explosion des startups durant la pandémie), plusieurs fonds préfèrent aujourd’hui conserver leur capital plus longtemps avant de passer à l’action.

Selon un article récent de The Information, les principaux fonds de capital de risque détenaient, en août 2023, plus de 271 milliards de dollars d’actifs non encore investis (ce qu’on appelle la « poudre sèche »).

Bref, le financement en capital de risque n’a pas touché le fond. Il reste encore beaucoup d’occasions pour les startups et entreprises en croissance de miser sur des partenariats et des investissements pour accélérer leur développement.

Mais il existe aussi une foule de solutions de financement non dilutives accessibles à toutes les étapes de croissance, qui permettent d’allonger la durée de leur capital et de diversifier leur stratégie de financement.

Comment les fondateurs peuvent-ils prolonger leur marge de manœuvre financière pendant une ronde de financement?

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