Ceux qui pensaient que l’intelligence artificielle (IA) n’était qu’une mode devront revoir leur jugement à la lumière des plus récentes tendances en capital de risque (CR) publiées par CB Insights.
Selon les statistiques publiées pour le deuxième trimestre de 2024, les startups en IA ont capté 28 % de tout le financement mondial en capital de risque, un record pour le secteur. Ce résultat a permis de hausser le financement trimestriel de 8 % par rapport au premier trimestre de 2024.
Au total, les entreprises en IA ont obtenu 18,3 milliards $ sur plus de 65,7 milliards $ investis en capital de risque au deuxième trimestre.
Mais il y a un bémol important : 47 % de tout le financement CR du trimestre provenait de méga-rondes (soit des investissements de 100 M$ ou plus). Le nombre total de transactions a continué de baisser pour un neuvième trimestre consécutif — une chute de 7 % par rapport au T1, avec seulement 6 230 transactions recensées par CB Insights.
En résumé : La taille moyenne des transactions en 2024 est déjà 17 % plus élevée qu’en 2023, atteignant 14,4 millions $ en moyenne — mais beaucoup moins d’entreprises profitent de cette manne de capital-investissement.
Par exemple, xAI d’Elon Musk a levé à elle seule environ 6 milliards $ au deuxième trimestre 2024. Cela démontre l’appétit des investisseurs pour les entreprises qui s’appuient sur des écosystèmes technologiques déjà éprouvés — comme celles gravitant autour de Musk et qui tirent parti des innovations de xAI.
On observe aussi des signes d’hésitation dans les marchés privés traditionnellement forts : l’Asie, les États-Unis et l’Europe ont vu le nombre de transactions diminuer du T1 au T2 2024, malgré de légères hausses du côté du Canada, de l’Amérique latine, de l’Afrique et de l’Océanie.
Le rapport PitchBook-NVCA Venture Monitor fait écho à ce ralentissement du financement CR au deuxième trimestre. On y note que la valeur totale des transactions a atteint un sommet en huit trimestres, mais surtout grâce à quelques méga-transactions (comme xAI, CoreWeave et d’autres succès en IA).
Même si les analystes de PitchBook-NVCA demeurent optimistes pour la suite de l’année pour les startups qui souhaitent attirer une part du capital de risque, plusieurs facteurs pourraient continuer de freiner l’enthousiasme des investisseurs, tant à l’échelle mondiale que locale.
Les élections un peu partout sur la planète et les tensions géopolitiques quasi quotidiennes rendent de nombreux investisseurs frileux à l’idée de miser sur des entreprises en démarrage ou émergentes. Pourtant, les occasions pour les chefs de file en IA de maintenir l’élan des investisseurs ne semblent pas près de disparaître.
Prolonger votre marge de manœuvre opérationnelle, peu importe le marché
Même si le capital privé est souvent incontournable pour bien des startups, le capital de risque n’est qu’un volet d’une stratégie de financement complète pour les entreprises axées sur la croissance.
Même en période d’incertitude économique (ou de ralentissement), il est possible de miser sur ses équipes de produits et d’innovation pour ouvrir la porte à de nouvelles sources de financement non dilutif, essentielles à la poursuite des activités.
Tant aux États-Unis qu’au Canada, par exemple, les gouvernements fédéraux offrent des crédits d’impôt à la R-D qui permettent aux entreprises innovantes de récupérer une partie des investissements déjà engagés pour stimuler l’innovation et développer de nouveaux produits. En plus de favoriser la création de nouvelles offres, des initiatives de R-D réellement innovantes peuvent garder les équipes performantes — et attirer des investissements gouvernementaux — lorsque d’autres sources de capital se tarissent.
Prenez l’exemple de Darryl Hatton de ConnectionPoint : le financement non dilutif a non seulement permis à son équipe de traverser la pandémie, mais aussi de développer des solutions encore plus puissantes qui connaissent aujourd’hui un franc succès sur le marché.
Mais pour profiter pleinement de l’abondance de financement à l’innovation offerte dans l’écosystème technologique nord-américain, il faut s’entourer de partenaires capables de surmonter les défis propres au financement soutenu par les gouvernements.
Même si des programmes comme les crédits d’impôt RS&DE sont très généreux, il faut combiner expertise technologique et fiscale pour bâtir un dossier solide et maximiser les retombées.
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FAQ sur les tendances du financement CR en 2024
- Quelles sont les dernières tendances du financement en capital de risque pour les startups en IA en 2024?
Les startups en IA ont capté un record de 28 % du financement mondial en CR au deuxième trimestre 2024, soit 18,3 milliards $ sur 65,7 milliards $. Il s’agit d’une hausse marquée, l’IA ayant contribué à une augmentation de 8 % du financement trimestriel par rapport au T1 2024.
- Comment le volume total des transactions CR a-t-il évolué en 2024?
Malgré la hausse du financement pour l’IA, le volume total des transactions CR a diminué pour un neuvième trimestre consécutif. Le T2 2024 a enregistré une baisse de 7 % par rapport au T1, avec seulement 6 230 transactions recensées. Toutefois, la taille moyenne des transactions a augmenté de 17 % par rapport à 2023, atteignant 14,4 millions $.
- Quel rôle jouent les méga-rondes dans le paysage actuel du CR?
Les méga-rondes (transactions de 100 millions $ ou plus) ont représenté 47 % de tout le financement CR au T2 2024. Cette concentration des fonds dans de très grosses transactions signifie que moins d’entreprises profitent des investissements en CR. Par exemple, xAI d’Elon Musk a levé à elle seule environ 6 milliards $ au T2.
- Comment les différentes régions du monde se comportent-elles en matière d’investissement CR?
L’Asie, les États-Unis et l’Europe ont vu le nombre de transactions diminuer du T1 au T2 2024. À l’inverse, le Canada, l’Amérique latine, l’Afrique et l’Océanie ont connu de légères hausses du nombre total de transactions. Cela reflète des niveaux de confiance variables chez les investisseurs selon les marchés.
- Quelles stratégies de financement alternatives les startups peuvent-elles envisager dans ce contexte?
Les startups peuvent explorer des options de financement non dilutif, comme les crédits d’impôt à la R et D offerts par les gouvernements au Canada et aux États-Unis. Ces crédits permettent aux entreprises innovantes de récupérer une partie de leurs investissements en R et D, ce qui peut prolonger leur marge de manœuvre financière en période d’incertitude économique. S’associer à des experts qui maîtrisent à la fois les aspects technologiques et fiscaux permet de maximiser ces possibilités.