Selon un sondage mené par Grant Thornton au troisième trimestre de 2024, les perspectives de croissance des bénéfices nets des entreprises atteignent leur plus haut niveau depuis dix trimestres : 79 % des chefs de la direction financière prévoient une hausse de leurs bénéfices au cours des 12 prochains mois.

Cependant, la confiance globale des CFO a chuté à son plus bas niveau en quatre trimestres : seulement 51 % des répondants se disent confiants de pouvoir répondre à la hausse de la demande et atteindre leurs objectifs en 2025.

En détail, environ 53 % des CFO sondés croient pouvoir atteindre leurs objectifs en matière de chaîne d’approvisionnement dans la prochaine année, tandis que moins de la moitié pensent pouvoir répondre à la demande de main-d’œuvre, alors que la pénurie de talents continue de compliquer la vie des équipes financières dans tous les secteurs.

L’optimisation des coûts est la priorité numéro un — et le principal moteur de confiance — pour les CFO interrogés au troisième trimestre. Concrètement, cela signifie réduire les dépenses inutiles, regrouper les outils et services, et miser sur des solutions qui augmentent la productivité sans surcharger les ressources humaines.

Cela ne veut pas dire que les CFO vont cesser d’investir pour atteindre leurs cibles de profits ou régler leurs principaux irritants pour 2025.

En fait, 56 % des CFO prévoient augmenter leurs investissements dans la vente et le marketing au cours des 12 prochains mois — le plus haut niveau d’investissement dans la commercialisation observé en 15 mois. De plus, 66 % des CFO sondés par Grant Thornton s’attendent à accroître leurs dépenses en TI en 2025.

Pour contrebalancer ces investissements et garder le cap sur l’optimisation des coûts, 42 % des répondants prévoient réduire à la fois le nombre d’employés et la rémunération.

Toutefois, on ne prévoit pas de vagues de mises à pied massives à court terme : seulement 27 % des CFO sondés placent la « rationalisation des effectifs » parmi leurs priorités pour la prochaine année — une baisse de 20 points par rapport au trimestre précédent.

En tout, seulement 14 % des CFO affirment n’avoir aucun plan de réduction des coûts. Bien que ce soit un sommet depuis le lancement du sondage Grant Thornton l’an dernier, d’autres facteurs à court terme pourraient inciter les responsables financiers à revoir leur stratégie.

Les élections créent de l’incertitude chez les CFO à l’échelle mondiale

Sans surprise, à moins d’un mois des élections américaines, les CFO gardent leurs plans flexibles afin de pouvoir réagir rapidement aux résultats.

Parmi les personnes sondées, 61 % des CFO anticipent que le résultat de l’élection pourrait forcer un changement de stratégie d’affaires. Pour 45 % des responsables financiers, l’impact de l’élection de novembre sur l’économie en général est le principal facteur qui pourrait entraîner un virage stratégique, mais la politique fiscale (23 %) et la réglementation (22 %) sont aussi surveillées de près pour la planification 2025.

« Les CFO croient pouvoir activer les bons leviers pour assurer la prospérité de leur organisation à long terme », affirme Paul Melville, associé directeur national, Services-conseils CFO chez Grant Thornton Advisors. « Les responsables financiers gardent confiance en leur capacité à générer des profits, même si leur optimisme envers d’autres aspects fondamentaux s’effrite dans un contexte incertain. »

Des systèmes de données exploitables pour stimuler la productivité

Pour naviguer dans l’incertitude à court terme, plusieurs CFO misent sur des systèmes de données plus exploitables afin d’assurer la croissance.

Cette approche va de pair avec l’intention d’augmenter les investissements en TI et en technologie, tout en limitant l’embauche, afin d’optimiser les coûts et d’améliorer les perspectives de croissance.

En finance, les outils et solutions capables de mieux organiser, présenter et qualifier les données clés pour générer des analyses concrètes seront essentiels pour maximiser les opérations à l’échelle de l’organisation, tout en identifiant des pistes d’optimisation — et même d’investissement futur.

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Foire aux questions sur la confiance des CFO

  1. Quelles sont les tendances actuelles des attentes des CFO en matière de croissance? Selon un sondage Grant Thornton du troisième trimestre 2024, 79 % des CFO prévoient une hausse de leurs profits au cours des 12 prochains mois, un sommet en dix trimestres. Toutefois, la confiance globale des CFO recule à son plus bas en quatre trimestres, avec seulement 51 % qui se sentent capables d’atteindre leurs objectifs de croissance de la demande pour 2025.
  2. Quels sont les principaux enjeux pour les CFO en vue de 2025? Les CFO s’inquiètent surtout de leur capacité à atteindre leurs objectifs de chaîne d’approvisionnement (seulement 53 % sont confiants) et à répondre à la demande de main-d’œuvre (moins de 50 % sont confiants). L’optimisation des coûts devient la priorité numéro un et le principal moteur de confiance.
  3. Comment les CFO prévoient-ils équilibrer investissements et réduction des coûts? 56 % des CFO comptent augmenter leurs investissements en ventes et marketing, et 66 % prévoient accroître leurs dépenses TI. Pour équilibrer le tout, 42 % anticipent une réduction du nombre d’employés et de la rémunération. Toutefois, les mises à pied massives ne sont pas à l’ordre du jour immédiat : seulement 27 % priorisent la « rationalisation des effectifs » pour la prochaine année.
  4. Quel est l’impact de la prochaine élection américaine sur la planification des CFO? 61 % des CFO anticipent que le résultat de l’élection pourrait forcer un changement de stratégie d’affaires. Les principaux facteurs surveillés sont l’impact de l’élection sur l’économie en général (45 %), la politique fiscale (23 %) et la réglementation (22 %).
  5. Quelles stratégies les CFO envisagent-ils pour naviguer dans l’incertitude économique? Les CFO souhaitent miser sur des systèmes de données exploitables pour assurer la croissance tout en optimisant les coûts. Cela s’inscrit dans une volonté d’augmenter les investissements TI tout en limitant les nouvelles embauches. Les outils capables de mieux organiser, présenter et qualifier les données clés pour des analyses concrètes sont jugés essentiels pour maximiser les opérations et repérer des occasions d’optimisation et d’investissement.

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