Après presque une année d’inquiétude prudente dans le secteur de l’investissement et des startups, on sent poindre un optimisme mesuré. Les derniers rapports brossent un tableau plus encourageant de l’économie de l’innovation, au Canada comme à l’échelle mondiale, à l’aube de 2024.

D’abord, la récente baisse du taux directeur de la Réserve fédérale américaine d’un demi-point de pourcentage a été accueillie favorablement à l’échelle mondiale, allégeant les conditions de financement après plus de 14 mois à un sommet de 5,3 %. Le taux actuel se situe maintenant à 4,8 %, et une nouvelle baisse est attendue d’ici la fin de l’année. Résultat : emprunteurs et investisseurs en capital de risque peuvent conclure des ententes de financement à des conditions plus avantageuses qu’à tout autre moment depuis plus d’un an.

Bien entendu, cela ne provoquera pas une vague immédiate d’investissements en capital de risque, que ce soit aux États-Unis ou au Canada. Plusieurs investisseurs attendent la baisse de taux prévue en fin d’année, et beaucoup préfèrent aussi voir l’issue de l’élection présidentielle américaine de novembre avant de bouger.

Mais d’autres signaux montrent que les investisseurs ne sont pas les seuls à avoir adopté une approche attentiste au cours de la dernière année.

La « demande » des startups a progressé discrètement en 2024

Des données publiées récemment par Panache Ventures se sont penchées sur la « demande » en financement de startups, afin de mesurer combien de nouvelles entreprises tentent leur chance dans le contexte actuel. Panache a analysé des ensembles de données en ligne et les réseaux sociaux — en mettant l’accent sur les fondateurs — pour dresser un portrait plus juste de la réalité des startups, en repérant notamment celles qui se financent discrètement ou qui bâtissent leur projet en mode furtif.

Panache a constaté que plus de 800 nouvelles startups technologiques et logicielles ont été lancées au Canada au premier et au deuxième trimestre de 2024 — surpassant les quelque 600 entreprises recensées lors des deux semestres de 2023.

Fait intéressant : Panache a aussi noté que plus de 30 % de ces startups ont démarré discrètement, avant même de lever leur premier tour de financement — autrement dit, en mode furtif.

C’est un point crucial, car cela nuance le discours entourant le capital de risque. Au stade d’amorçage, la valeur des investissements a chuté de 48 % au premier semestre de 2024 par rapport à la même période en 2023, et le nombre total de transactions a reculé de 31 %, selon les données de l’Association canadienne du capital de risque et d’investissement.

Un élan se forme-t-il pour un 2025 exceptionnel ?

On peut voir tout cela comme une stratégie de « renforcement des défenses » de la part de tous les acteurs de l’écosystème startup, qui attendent que les conditions macroéconomiques se stabilisent et que de nouvelles avenues de croissance se dessinent.

Il faut toutefois garder en tête que, même si de plus en plus d’entrepreneurs technos se lancent, les fonds de capital de risque au Canada n’ont pas nécessairement accumulé de liquidités pour saisir l’occasion.

En juillet dernier, RBCx signalait que les fonds de capital de risque canadiens vivent leur pire année en dix ans pour la collecte de fonds, avec seulement 500 millions $ amassés au premier semestre de 2024 — loin derrière les 1,8 milliard $ de 2023 et les plus de 7 milliards $ de 2022.

Stimuler la croissance grâce à la R-D

Même si ces nouvelles sont encourageantes pour l’écosystème startup — bien plus que ce que plusieurs acteurs anticipaient en début d’année —, les entreprises qui innovent en mode furtif devront continuer de chercher des sources de financement hors des marchés traditionnels de capital privé ou de capital de risque pour prolonger leur horizon de trésorerie à court terme.

Cela passe notamment par un investissement accru dans les projets de recherche et développement, au cœur de la création de technologies innovantes qui attirent les investisseurs et répondent à de vrais besoins clients — ce qui, à terme, génère des revenus.

Des programmes comme le crédit d’impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental (RS&DE) du Canada permettent aux sociétés privées sous contrôle canadien (SPCC) de récupérer jusqu’à concurrence de 0,60 $ par dollar dépensé en R-D pour des innovations réellement uniques.

Chez Boast, nous aidons les équipes non seulement à maximiser leur accès à ce levier de financement essentiel, mais aussi à optimiser leurs opérations de R-D pour créer des solutions plus robustes, tout simplement.

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Foire aux questions sur le capital de risque et le financement des startups

  1. Quels développements récents laissent entrevoir un avenir prometteur pour les startups et les investisseurs? La Réserve fédérale américaine a réduit son taux directeur de 0,5 point pour le fixer à 4,8 %, ce qui assouplit les conditions de financement. De plus, selon Panache Ventures, plus de 800 nouvelles startups technologiques et logicielles ont été lancées au Canada au premier semestre de 2024, dépassant les chiffres de 2023.
  2. Comment le paysage des startups a-t-il évolué en 2024? Panache Ventures a constaté que plus de 30 % des nouvelles startups ont été lancées discrètement, avant même de lever leur premier tour de financement, en mode furtif. Cela contraste avec la baisse de 48 % de la valeur des investissements en capital de risque au stade d’amorçage et la diminution de 31 % du nombre de transactions au premier semestre de 2024 par rapport à 2023.
  3. Quels défis les fonds de capital de risque doivent-ils relever dans le contexte actuel? Malgré la hausse du nombre de startups, les fonds de capital de risque canadiens connaissent leur plus faible collecte de fonds en dix ans, avec seulement 500 millions $ amassés au premier semestre de 2024, loin des 1,8 milliard $ de 2023 et des 7 milliards $ de 2022.
  4. Comment les startups s’adaptent-elles au contexte actuel de financement? Plusieurs startups cherchent des sources de financement alternatives, en dehors des marchés traditionnels de capital privé ou de capital de risque. On observe aussi un accent accru sur la recherche et le développement pour créer des technologies innovantes qui attirent les investisseurs et répondent aux besoins des clients.

Quelles ressources sont offertes aux startups pour financer leur croissance et leur innovation? Des programmes comme le crédit d’impôt RS&DE du Canada permettent aux entreprises de récupérer jusqu’à concurrence de 0,60 $ par dollar dépensé en R-D pour des innovations uniques. Cela aide les équipes à poursuivre le développement de produits, même lorsque les liquidités sont limitées.

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