Au fil de sa carrière, Vikas Enti a contribué au déploiement de près d’un demi-million de robots à travers le monde. Il a acquis une crédibilité technique, une vision systémique et une expertise dont la plupart des fondateurs rêvent.
Mais à la naissance de ses jumelles, il s’est posé une question essentielle : De quoi seraient-elles fières en repensant à sa carrière?
La réponse n’était pas des robots dans des entrepôts, mais des maisons. Des habitations abordables, construites rapidement et correctement, sans ruiner les familles qui en ont besoin.
Le problème : 300 jours, 25 sous-traitants, une seule maison
Aujourd’hui, la construction résidentielle suit partout la même recette : le propriétaire obtient un permis, puis 25 sous-traitants défilent sur le chantier pendant 90 à plus de 500 jours. Le processus est séquentiel, car la gravité impose l’ordre : il faut d’abord le plancher, puis les murs, puis le toit.
Tout dépend de la météo et du calendrier des inspecteurs. Encore plus frustrant : chaque projet devient un prototype, même si c’est la centième maison du constructeur.
Pendant ce temps, à Boston, un triplex coûte 300 à 400 $ le pied carré. À Los Angeles, c’est le double. La pénurie de logements est déjà bien réelle, et le système actuel ne peut pas la régler.
Vikas a vu là non pas un problème de construction, mais un problème de système. Il s’est posé une question qui a tout changé :Et si on dissociait le processus du chantier?
La solution : Déjouer la gravité
Ce que Reframe Systems a fait, c’est tout simplement bâtir une meilleure usine pour la construction résidentielle.
Mais attention, il ne s’agit pas des usines de maisons préfabriquées des années 1960. Ces usines coûtent 30 à 50 millions $, occupent 300 000 à 500 000 pieds carrés et prennent 2 à 3 ans à mettre en place. Elles sont si coûteuses que les frais fixes sont refilés au client, ce qui accélère la livraison, mais sans réduire le prix.
Les micro-usines de Reframe, elles, n’occupent pas plus d’espace qu’un centre jardin chez Home Depot. Elles coûtent moins de 5 millions $, sont opérationnelles en moins de 100 jours et, comme elles sont indépendantes du chantier, on peut construire les plafonds et les murs avant les planchers. Cela permet de réaliser des travaux en parallèle, ce qui est impossible sur un chantier traditionnel.
Les résultats sont frappants : Reframe a construit son premier triplex à Somerville en 180 jours. Le deuxième en 150 jours. Leur 12e maison à Devens? On prévoit 55 jours du début à la fin.
Et tout ça, à 20 % sous le prix du marché.
« Plus vite, c’est moins cher », affirme Vikas. Et il l’a prouvé.
La technologie : Augmentation des capacités des travailleurs + conception pilotée par logiciel
Reframe a développé un logiciel de conception qui gère automatiquement la conformité aux règlements de zonage. Par exemple, vous concevez un triplex pour Somerville, au Massachusetts, et le logiciel connaît les différences de zonage avec les villes voisines. Il recommande les ajustements précis à apporter aux fenêtres pour rester conforme. La conception devient un processus logiciel, plutôt qu’un échange interminable avec les autorités locales.
Il y a aussi l’augmentation des capacités des travailleurs.
C’estexactement ce type d’incertitude technologique que les programmes de crédits d’impôt à la R-D sont conçus pour financer.
Reframe ne se contente pas d’appliquer des solutions toutes faites. L’entreprise repense la façon de bâtir des habitations, en combinant logiciel, robotique et formation des travailleurs d’une manière inédite. Elle s’attaque à un enjeu où le gouvernement a tout intérêt à voir des résultats : la crise du logement abordable et la réduction du carbone sont des priorités.
L’impact réel : De Boston à Altadena, puis à l’échelle nationale
Reframe a déjà prouvé que ça fonctionne sur le terrain. À Somerville, ils construisent des triplex pour des promoteurs, et ailleurs au Massachusetts, ils ont commencé des maisons unifamiliales et même un immeuble de cinq étages.
Mais la preuve la plus convaincante est venue après les feux de forêt à Altadena, en Californie. Des familles qui avaient tout perdu sont venues voir Reframe. Un propriétaire a pu recevoir les clés d’une nouvelle maison en trois mois, au lieu d’attendre des années, de gérer des conflits d’entrepreneurs et de payer une hypothèque tout en étant déplacé.
C’est la force de la rapidité comme levier d’efficacité, et c’est ce qui arrive quand la conviction rencontre la pensée systémique.
Pourquoi c’est important : Financement non dilutif pour la R-D
Voici le lien avec le financement de l’innovation que la plupart des entreprises négligent :
Reframe Systems s’attaque à un problème que le gouvernement veut absolument résoudre, en menant des projets de R-D à haut risque. C’est exactement pour cela que le financement non dilutif existe.
Aux États-Unis : Les entreprises qui développent de nouveaux procédés de construction, de la robotique ou des systèmes de fabrication peuvent demander le crédit fédéral de R-D (Section 41). Les travaux de Reframe sur des systèmes d’augmentation des travailleurs, la robotique propriétaire et les logiciels de conception computationnelle pourraient tous être admissibles. Plus de 2 000 entreprises nord-américaines accèdent déjà à plus de 900 M$ en crédits d’impôt à la R-D grâce à des programmes comme Boast. Il existe donc une voie éprouvée pour financer ce type d’innovation sans diluer votre capital.
Au Canada : Avec les bonifications au programme RS&DE maintenant en vigueur (projet de loi C-15, sanction royale le 26 mars 2026), les entreprises qui développent des solutions manufacturières peuvent réclamer jusqu’à 6 M$ par année en dépenses admissibles, avec jusqu’à 2,1 M$ en crédits fédéraux remboursables. L’équipement de production pour l’installation d’usines est de nouveau admissible. Pour une entreprise comme Reframe qui veut croître au Canada, c’est un levier financier important à réinvestir en R-D.
L’équation est simple : en combinant capital de risque et utilisation stratégique des crédits d’impôt à la R-D, vous prolongez votre marge de manœuvre pour développer vos produits, accélérer l’innovation et atteindre la preuve de concept avant de manquer de fonds.
La suite des choses
Reframe lancera sa première usine de production à grande échelle cette année (toujours au Massachusetts, lieu à confirmer). L’objectif : 100 maisons construites d’ici la mi-2027. Leur vision à long terme : 400 à 600 micro-usines à travers le pays, chacune de la taille d’un centre de jardinage de Home Depot, capable de livrer des habitations à grande échelle.
Écoutez l’épisode complet pour découvrir tout le parcours de Vikas : de la robotique chez Amazon à la question qui a mené à Reframe, et pourquoi la conviction compte plus qu’on le croit.
À propos de What the Tech de Boast.AI
Quoi de neuf en techno propose des discussions avec des esprits brillants qui bâtissent des solutions transformatrices. Animé par Paul Davenport, responsable du contenu chez Boast.
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Si vous vous intéressez au logement abordable, à la construction modulaire ou à l’avenir de la fabrication, visitez Reframe Systems.
En savoir plus sur les crédits d’impôt à la R-D pour la fabrication et la construction
Depuis 2011, Boast a aidé plus de 2 000 entreprises nord-américaines à obtenir plus de 900 M$ en crédits d’impôt à la R-D non dilutifs. Nous sommes spécialisés dans l’optimisation du financement gouvernemental pour le développement de produits dans les secteurs manufacturier, de la construction et du matériel.
Si vous développez des solutions matérielles, robotiques ou manufacturières (que ce soit pour le logement, la construction ou tout autre secteur), le financement gouvernemental non dilutif doit faire partie de votre stratégie de capital. Assurons-nous que vous ne laissez pas d’argent sur la table.
Prêt à financer votre R-D avec une vraie stratégie, pas seulement du capital de risque?