In the latest episode of What the Tech from Boast we sat down with Mikayla Stewart, Co-Founder and CTO of Athena Collective, a platform and community designed to ensure that every female entrepreneur has the resources and tools they need to succeed—regardless of background or bank balance.

Mikayla brings a unique background to this mission: she’s served as a fractional COO for 12+ stealth-stage startups, turning chaotic early-stage businesses into well-oiled machines. More recently, she’s been building custom AI-powered applications that solve operational problems without unnecessary bloat. At Athena Collective, she’s channeling all that operational expertise and technical skill into solving a problem that has frustrated her for years: the systematic disadvantage female founders face when building businesses.

L’entrepreneuriat dans le sang

Mikayla a commencé son parcours entrepreneurial très jeune, influencée par un mélange unique de modèles. « Mon père m’a toujours dit : il y a toujours autre chose. Peu importe si vous échouez, une autre porte va s’ouvrir », explique-t-elle.

Mais cette liberté entrepreneuriale s’accompagnait aussi de structure. Sa mère et sa grand-mère britanniques lui ont transmis des cadres rigides. Son grand-père, ancien Marine, lui a inculqué la discipline. Le résultat? « Ça donne quelqu’un qui se dit : je ne sais pas, voyons voir ce qui arrive. Mais on aborde ça avec méthode — on règle un problème à la fois. Et si ça ne marche pas, ce n’est pas grave. »

Cet équilibre entre l’expérimentation et l’exécution définit la façon dont Mikayla bâtit ses entreprises — et maintenant, l’infrastructure qui aide d’autres femmes à bâtir les leurs.

Née de la frustration

Athena Collective est née d’un constat que Mikayla ne pouvait plus ignorer alors qu’elle travaillait chez Bit3, une firme de consultation où elle accompagnait des startups aux États-Unis et au Canada.

« C’était à peu près moitié-moitié entre hommes et femmes », se souvient Mikayla. « Mais si je donnais un conseil à un fondateur, il disait : “Ah, je vais appeler un tel” ou “Je connais quelqu’un qui est excellent là-dedans.” Ils ont un carnet d’adresses sans fin, je ne comprends pas comment c’est si naturel pour eux. »

Chez les fondatrices? Réaction complètement différente : « Elles me demandaient : “Par où je commence?” Elles passaient tout de suite à “OK, on est rendues là. Quelle est la prochaine étape?” J’étais frustrée de voir que les femmes n’ont pas les contacts ni le soutien. »

Pire encore, plusieurs organisations qui prétendent soutenir les fondatrices le font « d’une façon un peu douteuse » — juste pour cocher des cases DEI ou en profiter, sans vraiment aider.

Mikayla et sa cofondatrice Sarah ont voulu changer les choses. « On voulait que ce soit plus simple pour les autres. »

Bien plus qu’une simple communauté

Mikayla est lucide sur ce que la communauté peut — et ne peut pas — accomplir seule.

« Pour moi, la communauté ne règle pas tout. J’adore les communautés — plusieurs ont été essentielles dans ma carrière. Mais elles ne remplacent pas le savoir-faire concret. »

Athena Collective réunit trois éléments essentiels :

  1. Connexion communautaire Rassembler les femmes, du démarrage jusqu’à la sortie. Mikayla accompagne les fondatrices en début de parcours, tandis que Sarah travaille avec celles qui approchent la sortie, couvrant ainsi tout le cheminement.
  2. Connaissances techniques Les aspects pratiques que les fondatrices doivent maîtriser, mais auxquels elles n’ont pas facilement accès : Comment définir votre processus de vente? Qu’est-ce qu’un ICP? Si vous êtes propriétaire d’une entreprise traditionnelle (comme une courtière immobilière), comment identifier votre client idéal?
  3. Technologie intelligente Des outils propulsés par l’IA qui ne se contentent pas de donner des réponses génériques, mais qui accompagnent vraiment les fondatrices selon leur réalité et les guident avec les bonnes questions pour leur situation.

Un moteur de recommandations qui s’adapte à votre réalité

Mikayla a conçu un moteur de recommandations qui recueille des informations détaillées sur chaque fondatrice :

  • Qui vous êtes et ce que vous cherchez à bâtir
  • Que vous bâtissiez un projet pour payer les factures ou la prochaine licorne
  • À quelle étape vous êtes rendue et quels obstacles vous rencontrez
  • Votre façon d’apprendre (en lisant des articles ou en participant à des ateliers et des activités)
  • Ce que vous consultez sur la plateforme

L’algorithme crée ensuite des parcours d’apprentissage personnalisés : « OK, vous êtes à cette étape, vous semblez vous concentrer sur les opérations. Voici un parcours qui va vous aider selon votre stade, votre type d’entreprise et les questions à vous poser pour avancer. »

L’objectif n’est pas seulement de transmettre de l’information, mais de développer des compétences concrètes. On aide les fondatrices à acquérir les bases essentielles pour amener leur entreprise où elles le souhaitent.

Pourquoi il n’y a pas de LLM sur la plateforme (et c’est voulu)

L’un des choix techniques les plus marquants : Athena Collective a délibérément choisi de ne pas intégrer de LLM à la plateforme.

« J’adore les LLM. Vous le verrez sur mon LinkedIn — j’en parle tout le temps. Je les utilise constamment. Moi et Cursor, on est inséparables », raconte Mikayla. « Mais ça n’aide pas nos fondatrices si on se contente de lancer leurs problèmes dans un LLM pour ressortir document après document. Ce n’est pas utile. »

Sa philosophie : Les fondateurs doivent posséder des compétences et des connaissances fondamentales afin de pouvoir remettre en question ce que leur disent les consultants ou l’IA.

« Il y a des questions cruciales auxquelles une fondatrice doit pouvoir répondre pour réussir, et il y a des connaissances de base en affaires qui sont essentielles. La plupart des livres d’affaires que je lis datent des années 70 parce qu’ils sont concrets, clairs. Les nouveaux livres d’affaires, c’est le même contenu, mais plus flou, et c’est plus difficile d’en tirer des apprentissages. »

Athena ramène les fondatrices à l’essentiel — pas de langage viral façon Instagram, pas de flafla. Juste ce qui fonctionne vraiment.

Lancement pendant la semaine du mariage

L’engagement envers Athena Collective est réel. Mikayla a lancé la version actuelle de la plateforme la semaine de son mariage, pendant que l’équipe était au Web Summit.

« Je mettais des fonctionnalités en production tout en peignant les panneaux de table et en faisant la calligraphie du plan de salle, tout en répondant aux messages de l’équipe du Web Summit », raconte-t-elle en riant.

En tant que fondatrice technique solo qui a bâti toute la plateforme elle-même (avec un peu d’aide de son mari pour l’architecture de la base de données), elle avance vite. « J’ai progressé à une vitesse folle comme développeuse solo. Je suis vraiment fière de moi, c’est mon premier vrai projet entièrement à moi. »

Une portée mondiale inattendue

Ce qui a commencé avec les réseaux nord-américains de Mikayla et Sarah prend de l’ampleur naturellement. Une semaine après avoir été mentionnées dans l’infolettre Female Startup Club, elles ont vu arriver un groupe de membres d’Australie.

La réaction de Mikayla ? Elle s’est plongée dans les règles fiscales australiennes pour entrepreneurs afin d’offrir des ressources pertinentes à ces membres. « Une membre m’a dit : “Je ne m’attendais pas à trouver quoi que ce soit sur l’Australie.” Je lui ai répondu : “Vous êtes ici, je voulais m’assurer qu’il y ait du contenu pour vous.” »

Après avoir participé à Slush à Helsinki (grâce à Helsinki Ventures), Mikayla a noué des liens avec des fondatrices de Lituanie et une hacker house entièrement féminine basée à Londres. La mission s’étend aux pays anglophones et à l’Europe de l’Ouest — mais la vision est mondiale.

« Il y a 252 000 entreprises enregistrées détenues majoritairement par des femmes dans le monde. Ça n’inclut pas celles où une femme est minoritaire. Et ça n’inclut pas les entreprises non enregistrées, car les données montrent que beaucoup de femmes ne les enregistrent pas, pensant que ce ne sont que des passe-temps. »

Même si Athena ne rejoint jamais tout le monde, la mission de Mikayla est claire : « Si une seule personne me dit qu’elle a fait grandir son entreprise ou atteint son objectif grâce à nous, ma mission est accomplie. Je n’ai pas l’illusion de régler tout le problème. Mais je veux voir jusqu’où on peut aller. »

Qu’est-ce qui s’en vient pour 2026

Produit officiel de formation – Dès janvier, découvrez un système d’apprentissage complet intégré à la plateforme

Tournée d’événements – Web Summit à Vancouver, arrêts à l’Ed Tech Week (New York, Boston, San Francisco, LA) avec des événements Athena à chaque étape, et Women in Tech Regatta à Vancouver

Événements actifs – Athlète d’ultra-marathon et de triathlon, Mikayla adore organiser des marches et des activités de réseautage actives pendant les semaines de la tech.

Évolution continue de la plateforme – « J’ajoute de nouvelles fonctionnalités chaque semaine. Mon cerveau part dans toutes les directions, donc notre produit change radicalement tout le temps. Les gens font des demandes et je me dis : “On peut faire ça.” »

À retenir

La communauté seule ne règle pas tout – Il faut la compléter avec du savoir-faire tactique et une technologie intelligente qui rejoint les fondateurs et fondatrices là où ils se trouvent.

Le boys' club existe vraiment – Les fondateurs masculins ont d’emblée accès à des réseaux et des ressources. Les fondatrices doivent les chercher activement. Pour corriger ce désavantage systémique, il faut mettre en place une infrastructure adéquate.

Les bases sont essentielles – Avant d’utiliser les grands modèles de langage pour résoudre des problèmes, il est crucial que les fondateurs maîtrisent les compétences fondamentales afin d’évaluer les solutions et de remettre en question les conseils reçus.

Rencontrer les gens là où ils sont – Des parcours d’apprentissage personnalisés, adaptés au stade de développement de l’entreprise, au style d’apprentissage et aux défis spécifiques, sont beaucoup plus efficaces qu’un contenu uniforme.

Les grands enjeux mondiaux méritent des solutions durables – Vous ne réglerez peut-être pas tout, mais si vous aidez une personne à réussir, votre mission a de la valeur.

Écoutez l’épisode complet