L’industrie aérospatiale canadienne vient de publier son plus récent bilan, et les chiffres démontrent que le secteur mise sur la recherche et le développement plus que presque tout autre secteur manufacturier au pays.

Le Rapport 2026 sur l’état de l’industrie aérospatiale canadienne, publié conjointement par l’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC) et Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), révèle que l’industrie a contribué pour 33,1 milliards de dollars au PIB et soutenu 218 700 emplois en 2025. Les exportations ont atteint 28,2 milliards de dollars dans plus de 170 pays, et plus de la moitié des exportations manufacturières sont intégrées à des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Le chiffre à retenir pour toute entreprise qui développe ou finance des technologies aérospatiales : plus de 1,8 milliard de dollars ont été investis en R-D l’an dernier. Cela place l’aérospatiale en tête du secteur manufacturier canadien pour l’intensité en R-D, soit 4,5 fois la moyenne du secteur, et 2,2 fois plus axée sur les STIM que la moyenne manufacturière au pays.

Un secteur qui mise sur l’innovation et la défense

Le Canada figure toujours parmi les cinq premiers pays au monde pour les simulateurs de vol civils, les moteurs et les aéronefs. Mais le rapport souligne aussi un virage stratégique vers la diversification dans le segment de la défense aérospatiale. Ce changement s’inscrit dans un engagement fédéral majeur : la Stratégie industrielle de défense du Canada, dotée de 6,6 milliards de dollars sur cinq ans, qui oriente de nouveaux fonds vers les technologies de drones, les plateformes aérospatiales et la recherche à double usage, notamment via le Carrefour de l’innovation en drones du CNRC et le Programme d’aide à la recherche industrielle.

Le président et chef de la direction de l’AIAC, Mike Mueller, l’a dit clairement : l’avantage concurrentiel du secteur aérospatial « n’est pas acquis d’avance ». Pour maintenir l’élan, il faut continuer d’investir dans la R-D, le talent et une stratégie nationale coordonnée.

Pour les entreprises émergentes en technologies aérospatiales et de défense, c’est là que se cache la vraie opportunité derrière ces chiffres. Que vous travailliez sur la propulsion, l’avionique, le vol autonome, la science des matériaux ou l’innovation dans les procédés de fabrication, le type de R-D qui fait grimper l’intensité du secteur correspond exactement aux activités techniques, incertaines et systématiques admissibles au programme de crédits d’impôt RS&DE du Canada.

Pourquoi la RS&DE est plus cruciale que jamais pour l’aérospatiale

La R-D en aérospatiale exige beaucoup de capital. Les prototypes, bancs d’essai, outillage et équipements spécialisés sont essentiels pour valider de nouvelles technologies. Jusqu’à récemment, les dépenses en immobilisations étaient complètement exclues de la RS&DE.

Cela a changé avec les bonifications RS&DE 2026, adoptées dans le projet de loi C-15. Pour les biens acquis après le 15 décembre 2024, les dépenses en immobilisations sont de nouveau admissibles. C’est un changement majeur pour un secteur où l’équipement représente souvent la plus grosse dépense en R-D. En plus, le gouvernement fédéral a :

  • Doublé la limite de dépenses à 6 millions de dollars pour les sociétés privées sous contrôle canadien (SPCC) admissibles
  • Augmenté le plafond du crédit remboursable jusqu’à concurrence de 2,1 millions de dollars par année pour les SPCC admissibles
  • Élargi les seuils de retrait progressif de 15 millions à 75 millions de capital imposable, ce qui ouvre l’accès à plus d’entreprises en croissance
  • Introduit une nouvelle élection sur les revenus bruts et élargi l’accès pour les SPCC exclues et les sociétés publiques

Pour une startup ou une entreprise en croissance qui investit dans des infrastructures d’essais en vol, des prototypes de propulsion ou l’homologation de nouveaux matériaux, ce retour de l’admissibilité des immobilisations et le plafond remboursable plus élevé peuvent vraiment changer la donne sur la part de vos dépenses de R-D qui revient sous forme de financement non dilutif.

RS&DE et financement de la défense : deux programmes distincts, une vision commune

Il est important de préciser que la RS&DE et les programmes fédéraux de la Stratégie industrielle de défense, y compris le volet d’aide à l’industrie de la défense du PARI CNRC, sont des mécanismes de financement distincts avec leurs propres critères d’admissibilité. Ils ne sont pas automatiquement cumulables comme certains programmes provinciaux conçus pour compléter la RS&DE, tel que le CTIMD. Ce qui est vrai, et qu’il faut souligner, c’est que ces deux volets démontrent que le Canada investit réellement dans l’innovation aérospatiale et de défense. Les entreprises qui mènent des travaux techniques admissibles ont donc plus d’une porte d’accès à du capital non dilutif.

À retenir pour les innovateurs en aérospatiale et défense

Le Rapport 2026 sur l’état de l’industrie aérospatiale canadienne raconte une histoire de croissance : intensité accrue en R-D, moteur d’exportation de 28,2 milliards de dollars et diversification active vers la défense, appuyée par le gouvernement. Pour les CTO et CFO qui bâtissent la prochaine génération de technologies aérospatiales au Canada, les travaux de R-D déjà en cours dans vos ateliers, laboratoires ou sprints d’ingénierie pourraient déjà être admissibles à l’un des outils de financement non dilutif les plus puissants au pays. Les bonifications RS&DE 2026 rendent ce financement encore plus accessible aux secteurs à forte intensité de capital comme l’aérospatiale.

Boast a aidé plus de 2 000 entreprises à travers l’Amérique du Nord à obtenir plus de 900 millions de dollars en crédits d’impôt R-D, avec une défense à 100 % lors des vérifications pour chaque demande. Si votre équipe investit dans l’innovation aérospatiale ou de défense, il vaut la peine de vérifier combien de vos activités sont déjà admissibles.

Discutez avec un spécialiste des crédits d’impôt R-D de Boast au sujet de vos projets d’innovation aérospatiale.

FAQ

Le rapport indique que l’industrie aérospatiale canadienne a contribué pour 33,1 milliards de dollars au PIB et soutenu 218 700 emplois en 2025, avec plus de 1,8 milliard de dollars investis en R-D et des exportations atteignant 28,2 milliards de dollars dans plus de 170 pays.

Depuis les bonifications RS&DE 2026, les dépenses en immobilisations pour les biens acquis après le 15 décembre 2024 sont de nouveau admissibles, ce qui est crucial pour les entreprises aérospatiales qui investissent dans des bancs d’essai, de l’outillage et de l’équipement spécialisé.

Les SPCC admissibles peuvent maintenant profiter d’une limite de dépenses allant jusqu’à 6 millions de dollars, avec des crédits remboursables jusqu’à concurrence de 2,1 millions de dollars par année, sous réserve de seuils de retrait progressif entre 15 et 75 millions de dollars de capital imposable.