Boast a récemment rejoint la League of Innovators pour animer un atelier en direct avec les fondateurs du Labs Batch 16, un groupe de bâtisseurs en phase pré-PMF qui s’attaquent à des défis de taille. La séance portait sur les bases du programme RS&DE, les erreurs les plus fréquentes commises par les fondateurs lors de leurs demandes, ainsi qu’un aperçu concret du parcours RS&DE vécu par un fondateur qui est passé par là.
Voici quelques faits saillants d’une séance exceptionnelle réunissant les experts internes de Boast et notre client Jeremy Levett, MD, cofondateur et PDG de Stenoa, une entreprise québécoise.
L’enregistrement complet est disponible sur demande et vaut le détour pour toute personne qui relève des défis en R-D au Canada aujourd’hui.
L’essentiel à retenir : le RS&DE récompense le risque, pas les résultats
L’expert RS&DE de Boast, Mat Rutishauser, a commencé en proposant une nouvelle façon de voir le programme. Faire une demande RS&DE ne dépend pas du fait que votre organisation soit une « entreprise de recherche ». Ce qui compte, c’est de démontrer que vous faites face à une véritable incertitude technologique pour résoudre un problème, et que vous documentez ce que vous apprenez en cours de route.
La règle du 80/20 de Mat est un bon repère : si la technologie existante vous amène à 80 % de votre objectif et que vous travaillez à combler le 20 % restant, vous êtes probablement admissible à la RS&DE. Autre point important : vous n’avez pas besoin de réussir. Le programme RS&DE est conçu pour financer la tentative, car c’est ainsi que l’innovation se passe réellement, en pratique.
L’avantage des SPCC : c’est de l’argent comptant, pas juste un crédit
Un des moments les plus éclairants a été lorsque Mat s’est adressé aux fondateurs qui n’ont pas encore de revenus ou qui brûlent du capital.La vraie question derrière la question :Pourquoi m’intéresser à un crédit d’impôt si je ne paie pas d’impôts?
La réponse : en tant que société privée sous contrôle canadien (SPCC), le RS&DE n’est pas une simple déduction, mais un crédit remboursable.Autrement dit, c’est de l’argent que le gouvernement dépose directement dans votre compte bancaire.Les SPCC bénéficient aussi d’un taux de crédit de 35 %, soit plus du double du 15 % offert aux grandes entreprises. Comme l’explique Mat, la logique du gouvernement est simple : les fondateurs canadiens en démarrage sont le moteur de l’économie, et le programme est là pour les appuyer concrètement.
L’erreur de documentation que presque tout le monde fait
Le conseil le plus concret de la séance : la documentation en temps réel. L’ARC veut des preuves de ce que vous faisiez au moment où vous le faisiez, pas une reconstitution à la fin de l’année.
La bonne nouvelle, c’est que vous avez probablement déjà l’essentiel si vous appliquez les bonnes pratiques en R-D. Les réunions hebdomadaires, les outils de suivi des tâches et les systèmes de gestion de projet peuvent tous servir de documentation admissible au RS&DE, à condition d’être bien configurés. Comme le recommande Mat, si vous utilisez un preneur de notes IA lors de vos appels d’équipe, configurez-le pour capter les obstacles rencontrés, les approches testées et les résultats. Ce dossier devient la base d’une demande solide.
Du point de vue du fondateur : Jeremy Levett, Stenoa
La deuxième partie de la séance mettait en vedette Jeremy Levett, MD, fondateur et PDG de Stenoa, une entreprise montréalaise qui remplace les pagettes et le papier en cardiologie par une plateforme intégrée pour la coordination des soins critiques. Jeremy a déposé sa première demande RS&DE cette année, tout en dirigeant une entreprise en croissance et en terminant sa résidence en chirurgie cardiaque.
Son expérience a simplifié bien des choses. Stenoa a utilisé ses outils de suivi des tâches existants, les a synchronisés avec la plateforme Boast, puis l’équipe de livraison de Boast a cartographié le travail admissible et bâti le récit. Au total, moins de 20 heures ont été nécessaires pour la portée et la demande complète de la première année.
Ce qui a le plus marqué les fondateurs présents, c’est que le RS&DE ne rembourse pas seulement le travail accompli. Il vous donne le feu vert pour vous attaquer à des problèmes complexes que vous auriez peut-être évités, car le gouvernement partage le risque lié à l’incertitude technologique réelle.
La période de questions
La séance s’est terminée avec des questions de la communauté LOI, allant de la formulation de suppléments CPG (oui, c’est admissible) à la combinaison de subventions avec le PARI (oui, il y a des règles, donc consultez un expert avant de structurer votre paie), en passant par le programme CDAE-IA du Québec et les changements à venir pour les fondateurs montréalais en 2026.
L’intégralité de la période de questions se trouve dans l’enregistrement du webinaire ci-dessous. Si l’une de ces situations vous concerne, c’est la partie de notre atelier à ne pas manquer.
Regardez la séance complète
Le webinaire complet (incluant l’explication détaillée de l’admissibilité RS&DE par Mat, le témoignage de Jeremy et la période de questions en direct) est disponible sur demande.
Vous n’êtes pas certain que votre entreprise est admissible? Notre équipe vous donnera un avis honnête, sans engagement.