La firme suisse d’analyse des écosystèmes de startups, StartupBlink, a récemment publié son tout premier Indice de l’environnement d’affaires pour les innovateurs (IBEI), qui confirme la domination nord-américaine en matière d’environnements favorables à l’innovation technologique. Le Canada s’est classé 6e sur 125 pays évalués, tandis que les États-Unis ont obtenu un score parfait et décroché la première place. 

L’IBEI évalue la facilité de démarrer, gérer et faire croître une entreprise technologique innovante selon cinq catégories : réglementation et gouvernance, accès au capital et aux infrastructures financières, fiscalité, infrastructures numériques, mobilité mondiale et ouverture internationale. 

Top 10 mondial

  1. États-Unis (score parfait) 
  2. Singapour 
  3. Royaume-Uni 
  4. Suisse 
  5. Émirats arabes unis 
  6. Canada 7-10. Divers pays 

Fait à noter : des pays comme la Chine, Israël, la France, la Corée du Sud et l’Inde — même s’ils figurent parmi les 20 premiers pour la performance de leur écosystème — ne se classent pas parmi les 20 premiers de l’IBEI.

« Ces résultats suggèrent que, malgré la forte performance des jeunes entreprises, l’environnement d’affaires dans ces pays n’a pas encore pleinement rattrapé la qualité de leur écosystème », a expliqué un porte-parole de StartupBlink. 

La solide performance du Canada : les facteurs clés 

Le 6e rang du Canada reflète « un environnement d’affaires appuyé par des institutions solides, une infrastructure numérique avancée, une grande mobilité et accessibilité internationale, ainsi qu’un contexte propice à la gestion d’entreprise », selon StartupBlink. 

Le pays s’est particulièrement démarqué dans deux domaines clés : 

3e mondial pour les incitatifs et pénalités : Le Canada se distingue par l’utilisation efficace de leviers politiques qui réduisent les obstacles, notamment des incitatifs fiscaux importants pour la R-D qui stimulent l’entrepreneuriat et l’innovation. 

4e mondial pour les opérations d’affaires : Le Canada se classe très bien pour la facilité d’exploitation des entreprises et ses conditions réglementaires, ce qui en fait l’un des environnements d’affaires les plus accueillants au monde. 

Le Canada obtient aussi d’excellents résultats pour la liberté sur Internet, des taux d’intérêt avantageux, l’accès au crédit et l’efficacité des opérations bancaires transfrontalières. Toutefois, StartupBlink souligne que le fardeau fiscal global demeure un enjeu, ce qui rend l’utilisation stratégique des incitatifs fiscaux à la R-D d’autant plus cruciale pour les entreprises canadiennes. 

Des changements à la fiscalité de la R-D qui propulsent l’innovation 

Derrière ces excellents classements se trouvent des programmes gouvernementaux sophistiqués, bonifiés de façon significative dans les deux pays au cours de la dernière année. 

États-Unis : The One Big Beautiful Bill Act 

Le 4 juillet 2025, le Congrès a adopté la One Big Beautiful Bill Act (OBBBA), rétablissant la déduction immédiate des dépenses de R-D nationales pour les exercices débutant après le 31 décembre 2024. Cette mesure annule l’exigence de la Tax Cuts and Jobs Act de 2022, qui forçait les entreprises à capitaliser et amortir ces dépenses sur cinq ans. 

Les principaux changements : 

  • Déduction immédiate des coûts de R-D au Canada l’année où ils sont engagés 
  • Allègement rétroactif pour les petites entreprises admissibles (date limite : 4 juillet 2026) 
  • Bonification du crédit d’impôt sur la masse salariale pour les startups (500 000 $ applicable contre les charges sociales) 
  • Nouveaux crédits d’impôt d’État au Michigan, au Missouri et au Texas 

Exemple d’impact financier : Une entreprise ayant 500 000 $ de dépenses admissibles en R-D peut maintenant déduire la totalité dès la première année (plutôt que 100 000 $ par an sur cinq ans), en plus de réclamer des crédits d’impôt à la R-D — ce qui peut générer entre 150 000 $ et 200 000 $ d’avantages fiscaux dès la première année. 

Dès les déclarations fiscales de 2026, l’IRS exigera une documentation détaillée par projet via la nouvelle section G du formulaire 6765, bien que cela demeure facultatif pour 2025. 

Canada : la plus grande bonification du RS&DE en plus de dix ans 

Le budget fédéral de novembre 2025 a confirmé la plus importante bonification du programme de recherche scientifique et de développement expérimental (RS&DE) depuis sa création, applicable aux exercices débutant après le 16 décembre 2024. 

Les principales améliorations : 

Plafond de dépenses doublé : Le plafond annuel pour le crédit d’impôt à l’investissement remboursable bonifié de 35 % passe de 3 M$ à 6 M$, ce qui permet aux entreprises admissibles de récupérer jusqu’à 2,1 M$ par année (au lieu de 1,05 M$ auparavant).</sty5> 

Élargi aux sociétés publiques : Pour la première fois, les sociétés publiques canadiennes de plus petite taille peuvent profiter du taux remboursable de 35 % sur un maximum de 6 millions $ de dépenses admissibles. Auparavant, elles n’avaient droit qu’à un crédit non remboursable de 15 %. 

Admissibilité rétablie pour les dépenses en capital : L’équipement, la machinerie et les appareils de R-D acquis après le 15 décembre 2024 sont de nouveau admissibles aux déductions RS&DE et aux crédits d’impôt à l’investissement. C’est un avantage majeur pour les entreprises en fabrication, technologies propres, biotechnologies et matériel informatique. 

Administration simplifiée (1er avril 2026) : 

  • Nouveau processus d’approbation préalable sur demande pour valider l’aspect technique dès le départ 
  • Délai de traitement réduit à 90 jours (au lieu de 180 jours) 
  • Intégration de l’IA pour accélérer les vérifications et limiter les audits inutiles 
  • Exigences du formulaire T661 simplifiées 

Exemple d’impact financier : Une SPCC ayant 5 millions $ de dépenses RS&DE admissibles peut recevoir 1,75 million $ en crédits fédéraux. En ajoutant les crédits provinciaux (par exemple, 30 % au Québec), l’aide gouvernementale totale peut atteindre 3,25 millions $ — ce qui couvre jusqu’à 65 % des coûts d’investissement en R-D. 

Ce que cela signifie pour les entreprises technologiques nord-américaines 

La combinaison d’un excellent classement IBEI et de programmes fiscaux bonifiés en R-D crée des occasions exceptionnelles pour les entreprises axées sur l’innovation des deux côtés de la frontière. 

Pour les entreprises américaines : 

Le retour de la déduction immédiate des dépenses de R-D crée l’environnement le plus favorable à l’innovation depuis des décennies. Actions clés à prévoir pour 2026 : 

  • Les PME devraient évaluer la possibilité de modifier rétroactivement leurs déclarations pour 2022-2024 (date limite : 4 juillet 2026) 
  • Mettez en place des systèmes de documentation pour répondre aux exigences obligatoires de la section G du formulaire 6765 dès 2026 
  • Maximisez les crédits fédéraux et profitez aussi des incitatifs offerts par les États 
  • Les jeunes entreprises sans revenus devraient tirer parti du crédit de 500 000 $ sur la taxe sur la masse salariale 

Pour les entreprises canadiennes : 

Le doublement des plafonds de dépenses et le retour de l’admissibilité des immobilisations signifient que de nombreuses entreprises peuvent obtenir beaucoup plus de crédits RS&DE. Priorités à considérer : 

  • Réévaluez votre admissibilité selon le nouveau plafond de 6 millions $ 
  • Consignez tout équipement de R-D acquis après le 16 décembre 2024 
  • Les sociétés publiques devraient analyser les nouveaux taux bonifiés disponibles 
  • Préparez-vous au processus d’approbation préalable qui débute le 1er avril 2026 

Occasions souvent manquées : 

Ce que les entreprises américaines oublient souvent : 

  • Développement et amélioration de logiciels 
  • Développement et essais de prototypes 
  • Innovation de procédés et amélioration de l’efficacité 
  • Conception d’équipement de fabrication 
  • Développement d’outils internes 

Ce que les entreprises canadiennes oublient souvent : 

  • Développement de logiciels à usage interne 
  • Améliorations de produits (pas seulement les nouveaux produits) 
  • Développement de procédés et de méthodologies 
  • Production expérimentale et essais 
  • Résolution de problèmes d’ingénierie 

L’avantage des experts 

Des études démontrent que les entreprises qui font appel à des conseillers spécialisés en crédits d’impôt R-D identifient de 25 à 40 % plus d’activités admissibles que celles qui préparent leur demande seules. Cet écart devient encore plus important avec l’augmentation des exigences de documentation et le retour de l’admissibilité des dépenses en capital. 

Boast se spécialise dans la gestion de ces programmes complexes. Notre équipe combine une expertise technique et fiscale interne en R-D avec une technologie alimentée par l’IA pour automatiser la collecte de données et générer une documentation solide, prête pour toute vérification. Depuis 2011, Boast a aidé plus de 2 000 entreprises à travers l’Amérique du Nord à obtenir plus de 675 millions $ en crédits d’impôt pour la R-D, tout en maintenant un dossier parfait lors des vérifications. 

Passer à l’action en 2026 

Les deux pays offrent désormais un environnement exceptionnellement favorable à l’innovation, comme le confirme le classement IBEI de StartupBlink. Les récentes améliorations aux programmes créent des occasions inédites — mais seulement pour les entreprises qui savent en tirer parti stratégiquement. 

Prochaines étapes : 

Entreprises américaines : Évaluez votre admissibilité à une modification rétroactive et préparez-vous aux nouvelles exigences de documentation 

Entreprises canadiennes : Analysez l’impact du doublement des plafonds et du retour des immobilisations admissibles sur votre demande potentielle 

Opérations transfrontalières : Optimisez l’emplacement de vos activités de R-D selon les avantages fiscaux nets de chaque territoire 

Ne laissez pas de capital d’innovation sur la table. Planifiez une consultation gratuite avec les experts de Boast en crédits d’impôt R-D pour calculer votre potentiel, découvrir les activités admissibles que vous pourriez négliger et apprendre comment maximiser vos avantages tout en réduisant la charge administrative. 

Ce contenu est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un conseil fiscal, juridique ou financier.