Les dépenses en R-D des entreprises ont augmenté d’environ 6 % en 2025 (soit le double du taux de croissance de 2024), portées par l’IA et les industries numériques,selon de nouvelles données de l’OCDE. Pour les entreprises canadiennes et américaines qui investissent dans l’innovation, cette accélération mondiale souligne à la fois l’urgence concurrentielle d’investir en R-D et l’importance stratégique de maximiser chaque dollar de financement gouvernemental disponible pour soutenir ces efforts.

Que nous révèlent les nouvelles données de l’OCDE sur la R-D? 

L’outil SwiFTBeRD de l’OCDE, qui suit en temps réel les divulgations financières publiques des plus grands investisseurs mondiaux en R-D, estime que les dépenses mondiales en R-D des entreprises ont crû d’environ 6 % en 2025. C’est presque le double de la croissance de 3 % enregistrée en 2024, ce qui démontre un engagement accru des entreprises envers l’innovation. 

Cette croissance n’est pas répartie également : l’IA et les industries numériques mènent la charge, poursuivant une tendance qui transforme la R-D mondiale depuis plusieurs années. Par ailleurs,une autre analyse de l’OCDE sur les dépenses de R-D dans les 38 pays membres révèle que les dépenses réelles ont augmenté de 2,6 % en 2024 selon la définition officielle du GERD, avec une croissance de 3,4 % aux États-Unis et une progression similaire dans l’UE. Les estimations de SwiFTBeRD pour 2025 indiquent que cette croissance s’accélère encore. 

Ce que cela signifie pour les dirigeants : Les entreprises qui investissent massivement en R-D prennent de l’avance. Pour les CFO et CTO qui évaluent leur budget R-D, ces données confirment que l’investissement en innovation augmente partout dans le monde et que vos concurrents font probablement de même. 

Quels secteurs de la R-D progressent le plus rapidement? 

Intelligence artificielle et apprentissage automatique 

L’IA est devenue la catégorie de R-D qui croît le plus rapidement à l’échelle mondiale. Les entreprises qui développent des capacités en IA (infrastructures, modèles, outils et produits propulsés par l’IA) sont responsables d’une part disproportionnée de la hausse des dépenses en 2025.Cela touche autant les entreprises technologiques, les services financiers, les sciences de la vie que les manufacturiers avancés qui intègrent l’IA à leurs produits et processus.. 

Pour les crédits RS&DE et l’article 41 de l’IRC, les travaux de développement en IA sont souvent très admissibles. Les activités comme l’entraînement de nouveaux modèles, la résolution d’incertitudes techniques liées à la performance des systèmes d’IA ou la création d’algorithmes propriétaires répondent fréquemment aux critères de la RS&DE et à la définition de développement expérimental de l’ARC. 

Génie logiciel et plateformes numériques 

Les industries axées sur les logiciels continuent de représenter une grande part des dépenses en R-D. Les données de l’OCDE dans des marchés comparables (dont l’ABS en Australie, qui suit des catégories similaires) montrent que le génie logiciel est l’un des plus grands contributeurs à la R-D d’entreprise en valeur, même si l’IA attire l’attention comme sous-catégorie à la croissance la plus rapide.

Pour la majorité des entreprises technologiques, SaaS et équipes de produits numériques, les activités de développement principales sont admissibles aux crédits d’impôt à la R-D, tant au Canada (RS&DE) qu’aux États-Unis (IRC Section 41), et souvent dans une portée plus large qu’on ne le croit. 

Sciences de la vie et fabrication avancée 

Les secteurs pharmaceutique, biotechnologique, medtech et les manufacturiers avancés continuent d’investir massivement en R-D, conservant une part importante des dépenses totales en R-D dans les pays de l’OCDE.Les entreprises manufacturières sous-estiment souvent l’étendue de leurs activités admissibles, alors que l’amélioration des procédés, le développement de nouveaux matériaux et le prototypage sont régulièrement admissibles. 

Défense et technologies de pointe 

Les données sur les budgets gouvernementaux en R-D montrent un virage marqué vers la R-D liée à la défense, surtout dans l’UE et au Japon. Au Canada, les nouveaux programmes DIS et ODIS en innovation de défense créent des occasions de cumul pour les entreprises qui développent des technologies à double usage ou liées à la défense, en plus de la RS&DE. 

Pourquoi c’est important pour les innovateurs canadiens 

Le Canada a toujours figuré parmi les 10 économies les plus intensives en R-D, mais le rythme des investissements mondiaux s’accélère. Bonne nouvelle : le gouvernement canadien a bonifié la RS&DE en 2026, élargissant la portée et la valeur du programme au moment même où l’investissement en innovation s’accélère partout dans le monde. 

Voici les bonifications RS&DE 2026 : 

  • Le plafond des dépenses a doublé à 6 M$, permettant aux SPCC admissibles de récupérer jusqu’à 2,1 M$ en crédits remboursables par année 
  • Rétablissement des dépenses en immobilisations (en vigueur à compter du 16 décembre 2024), couvrant l’équipement utilisé directement en R-D 
  • Taux bonifiés étendus aux sociétés publiques canadiennes admissibles 
  • Seuils de sortie pour le capital imposable relevés (plage de 15 M$ à 75 M$), permettant à plus d’entreprises en croissance de profiter du taux bonifié 
  • Processus d’approbation préalable (PCA), lancé le 1er avril 2026, qui réduit les délais de révision d’environ 180 à 90 jours 

Les entreprises québécoises ont aussi accès au CDAE-IA, le crédit d’impôt le plus généreux au Canada pour l’IA, qui couvre jusqu’à 30 % des dépenses admissibles en développement IA. C’est un complément majeur à la RS&DE pour les équipes qui bâtissent activement des solutions d’IA. 

Pourquoi est-ce important pour les innovateurs américains? 

Aux États-Unis, l’environnement politique est devenu nettement plus favorable à l’investissement en R-D.La loi One Big Beautiful Bill Act (OBBBA), signée le 4 juillet 2025, inclut l’article 174A (qui rétablit la déduction immédiate des dépenses de R-D nationales, suspendue depuis 2022) et offre un allègement rétroactif pour les années d’imposition 2022 à 2024. La date limite du 6 juillet 2026 pour les petites entreprises admissibles approche rapidement pour faire une demande rétroactive. 

Au fédéral, l’article 41 de l’IRC accorde un crédit de 20 % sur les dépenses de recherche admissibles dépassant un seuil de base (ou un crédit simplifié de 14 %). À l’échelle des États, les entreprises en Californie, au Texas, en Géorgie, en Pennsylvanie, au Connecticut, au Minnesota, au Massachusetts, au Nouveau-Mexique et ailleurs peuvent cumuler des crédits additionnels, ce qui permet souvent de récupérer 10 à 20 % des salaires, honoraires de sous-traitants et fournitures admissibles. 

Pour les entreprises américaines qui développent de l’IA, des logiciels, du matériel ou de nouveaux procédés de fabrication, le contexte actuel est l’un des plus favorables des dernières années pour investir en R-D. 

Comment vous assurer de récupérer votre juste part? 

Les données de l’OCDE sont claires : partout dans le monde, les entreprises considèrent la R-D comme une priorité stratégique, et non une dépense discrétionnaire. Mais investir en innovation etrécupérer les crédits qui réduisent le coût de cet investissement sont deux choses différentes. Plusieurs entreprises investissent sans profiter pleinement des crédits disponibles. 

Boast a aidé plus de 2 000 entreprises nord-américaines à récupérer plus de 900 M$ en crédits d’impôt à la R-D. Les entreprises qui obtiennent les meilleurs résultats ne sont pas toujours celles qui dépensent le plus, mais celles qui comprennent quelles activités sont admissibles, comment bien les documenter et comment maximiser le cumul des programmes pour augmenter leur crédit total. 

La plateforme Boast combine la collecte de données automatisée par IA et l’expertise interne en crédits d’impôt à la R-D, permettant aux entreprises de profiter pleinement de la vague mondiale d’investissement en R-D sans laisser d’argent gouvernemental sur la table. 

Foire aux questions 

Oui. Le développement en IA et en apprentissage automatique est souvent admissible dans la catégorie du développement expérimental de la RS&DE, surtout lorsque les équipes cherchent à surmonter des incertitudes techniques ou à créer de nouveaux algorithmes. Les bonifications RS&DE 2026 et le programme CDAE-IA du Québec offrent une valeur supplémentaire pour les entreprises axées sur l’IA.

La plupart des entreprises américaines qui investissent dans le développement logiciel, matériel, l’amélioration des procédés de fabrication ou de nouveaux produits sont admissibles à l’article 41 de l’IRC. Le crédit couvre les salaires, les coûts de sous-traitance et les fournitures admissibles. Le rétablissement de la déduction immédiate par l’OBBBA rend le moment particulièrement avantageux.

Oui, dans la plupart des États. Les crédits fédéraux (IRC Section 41) et ceux des États sont généralement cumulables. Le taux, la base admissible et les règles de report varient selon l’État.

Boast se consacre exclusivement aux crédits d’impôt à la R-D, avec une plateforme technologique spécialisée et une équipe d’experts dédiée. Cette spécialisation permet d’identifier plus d’activités admissibles, d’offrir une documentation plus solide et une défense à 100 % en cas de vérification, contrairement à l’approche généraliste des cabinets comptables traditionnels.

À retenir 

Les entreprises mondiales investissent en R-D à un rythme inégalé depuis des années. Selon le suivi SwiFTBeRD de l’OCDE, la croissance atteindra 6 % en 2025, menée par l’IA, les logiciels et les industries numériques. Au Canada et aux États-Unis, des programmes gouvernementaux existent justement pour réduire le risque et financer ce type d’investissement. La vraie question n’est pas d’investir ou non en innovation, mais plutôt de savoir si vous récupérez le capital non dilutif disponible pour soutenir vos projets. 

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