La même technologie qui transforme vos produits révolutionne maintenant la façon dont le gouvernement analyse vos crédits d’impôt pour la R&D.

L’IRS déploie discrètement l’intelligence artificielle dans la sélection des audits, la détection de la fraude et les services aux contribuables. Les impacts pour les entreprises qui réclament le crédit d’impôt fédéral à la R&D (section 41) sont majeurs. Début 2026, l’IRS compte 129 cas d’utilisation de l’IA, contre 54 il y a deux ans. Pour les entreprises qui réclament des crédits R&D, ce virage change la donne en matière de documentation, de justification et de préparation aux audits. 

Voici un aperçu clair de ce que fait l’IRS avec l’IA, pourquoi c’est important pour les demandeurs de crédits d’impôt pour la R&D, et comment vous pouvez vous y préparer.

L’IRS utilise l’IA pour choisir qui sera vérifié 

Jusqu’à récemment, la sélection des vérifications à l’IRS reposait surtout sur un modèle statistique appelé Système de fonction discriminante (DIF), un outil assez rudimentaire qui ciblait les déclarations s’écartant des normes. Ce modèle existe toujours, mais il a été grandement amélioré. 

L’IA est maintenant intégrée au DIF, avec un algorithme basé sur une vaste base de données de déclarations pour repérer celles présentant le plus de risques d’erreurs ou d’écarts entre revenus et déductions. Les déclarations sont notées selon plusieurs critères, et un score élevé déclenche une analyse approfondie. Ces systèmes d’IA s’exécutent six fois par année fiscale et s’améliorent à chaque cycle. Les déclencheurs courants incluent des écarts de revenus d’une année à l’autre, des ratios de déductions extrêmes, des montants ronds qui suggèrent des estimations, et des tendances qui diffèrent du passé de l’entreprise. 

Pour les entreprises qui demandent le crédit d’impôt pour la R&D, l’IRS déploie maintenant des modèles d’IA dans plusieurs segments de contribuables, passant d’une analyse statistique générale à une analyse beaucoup plus sophistiquée axée sur les relations. Votre demande de crédit n’est donc plus examinée isolément : elle est évaluée en fonction de votre historique financier, de vos pairs dans l’industrie et des schémas détectés chez des milliers d’autres demandeurs similaires.

Une fois signalée, l’IA assiste aussi l’examinateur 

Une fois qu’une déclaration est sélectionnée pour audit, l’IRS utilise aussi l’IA pendant l’examen. Les agents ont accès à des outils d’IA générative pour rédiger les demandes de documents et les rapports d’examen, et l’IA sert à traiter et analyser de gros volumes de données pour présenter l’information la plus pertinente aux examinateurs. 

En pratique : les audits pourraient aller plus vite, mais aussi plus en profondeur. Un examinateur appuyé par l’IA peut repérer rapidement des incohérences dans de gros dossiers, bien plus efficacement qu’une analyse manuelle. 

Moins d’effectifs, mais les mêmes priorités d’application 

Il faut aussi tenir compte du contexte actuel. Début 2026, l’IRS a vu ses effectifs diminuer d’environ 27 % en un an et doit composer avec d’autres compressions budgétaires pour les services aux contribuables et l’application de la loi dans son budget 2026. Des changements organisationnels récents font en sorte que moins d’agents doivent traiter plus de demandes, mais les priorités de contrôle pour les crédits d’impôt à la R&D demeurent. L’agence continue de cibler les problèmes fréquents : documentation insuffisante, activités surdéclarées et manque de lien clair entre les dépenses déclarées et la recherche admissible.

Autrement dit, l’IA ne vient pas combler un manque de surveillance. Elle permet plutôt de maintenir la capacité de contrôle malgré moins de ressources humaines. Pour les demandeurs de crédits d’impôt pour la R&D, c’est une nuance importante.

Le formulaire 6765 devient plus exigeant, pas moins 

L’adoption de l’IA par l’IRS s’accompagne d’une refonte majeure de la documentation exigée pour les crédits d’impôt à la R&D. Les instructions finales du formulaire 6765, publiées en février 2026, imposent une divulgation détaillée par projet, remplaçant les rapports sommaires par des descriptions précises des composantes d’affaires, afin de mieux détecter les demandes à risque dès le dépôt.

Le changement le plus important est la section G, qui exige de ventiler les dépenses de recherche admissibles par composante d’affaires, en séparant les salaires entre recherche directe, supervision et soutien. La section G est optionnelle pour les années fiscales débutant avant 2026, mais devient obligatoire après 2025 — sauf exceptions pour les petites entreprises admissibles et celles dont les dépenses de recherche admissibles (DRA) sont de 1,5 million $ ou moins au niveau du groupe de contrôle. 

À partir de 2026, les contribuables devront déclarer les composantes par ordre décroissant de coût jusqu’à atteindre 80 % du total des DRA ou un maximum de 50 composantes. Pour les entreprises de taille moyenne ou grande avec des programmes R&D complexes, cela change radicalement la façon de préparer et documenter les demandes. 

Les auditeurs s’attendront à des descriptions claires de ce qui a été testé, comment cela a été fait et quelle incertitude a été résolue. Les résumés génériques ne suffiront plus, l’IRS privilégiant la documentation contemporaine. 

Ce que l’IA ne peut pas faire, et où l’expertise humaine reste essentielle 

Il y a une ironie à souligner : la même technologie que l’IRS utilise pour examiner les demandes de crédit d’impôt pour la R&D est parfois présentée par certains fournisseurs comme un raccourci pour préparer ces demandes. Cela comporte de vrais risques.

L’IRS n’a pas assoupli ses exigences de justification parce que votre documentation a été générée par l’IA. Que vos dossiers soient produits par l’IA ou rédigés par un humain, ils doivent répondre aux mêmes critères. Les auditeurs demandent souvent des preuves originales — reçus, rapports de laboratoire, résultats de tests ou feuilles de temps — et non des résumés générés. Un document produit par l’IA peut même attirer l’attention s’il semble générique ou déconnecté des faits réels. 

La qualification au crédit d’impôt pour la R&D repose sur des jugements que les algorithmes peinent à rendre. Par exemple : déterminer si un projet comportait une réelle incertitude technologique, si la démarche expérimentale était systématique ou si les activités respectent les quatre critères d’admissibilité. Ce ne sont pas de simples tâches de saisie de données, mais des questions d’interprétation qui exigent une expertise spécialisée.

Ce que cela signifie pour votre entreprise

Si votre entreprise réclame le crédit fédéral pour la R&D, l’investissement de l’IRS en IA élève la barre sur trois plans :

Qualité de la documentation. L’IRS exige des documents contemporains prouvant l’incertitude technologique, des processus d’évaluation systématiques et le suivi des dépenses admissibles. Les documents assemblés après coup ou manquant de détails précis sur les activités ne résisteront pas à l’analyse assistée par l’IA. 

Préparation des composantes d’affaires. Comme la section G deviendra obligatoire pour la plupart des entreprises dès l’année d’imposition 2026, celles qui n’ont pas encore associé leurs dépenses de R&D à chaque composante d’affaires prennent déjà du retard. Il faut mettre cette structure en place dès maintenant — pas à la dernière minute.

Défense en cas d’audit. Moins d’effectifs à l’IRS signifie des délais d’examen plus longs si des questions surgissent sur votre demande. Une demande signalée, mais incomplète, entraînera un processus de résolution plus long et complexe. 

Comment Boast vous aide 

Chez Boast, nous avons aidé plus de 2 000 entreprises nord-américaines à obtenir plus de 900 millions de dollars en crédits d’impôt pour la R&D depuis 2011. Notre plateforme a été conçue pour ce contexte : un environnement où la rigueur de l’IA exige une préparation appuyée par l’IA, mais aussi par des experts humains qui maîtrisent le langage subjectif de l’admissibilité à la R&D.

Notre approche combine la collecte automatisée de données à partir de vos systèmes de paie, de finances et d’ingénierie, avec une révision par des spécialistes en crédits d’impôt R&D qui connaissent les critères de l’IRS. Chaque activité admissible est documentée en temps réel, rattachée à la composante d’affaires concernée et organisée pour la défense en cas de vérification, avant même qu’un avis n’arrive. Ce n’est pas un ajout : c’est la base même de notre plateforme.

Avec l’IRS qui utilise de plus en plus l’IA pour repérer les demandes à risque et les nouvelles exigences du formulaire 6765 qui rehaussent la barre documentaire, le coût d’un processus inadéquat augmente. Les entreprises qui maximisent leur crédit R&D sont celles qui font de la justification une discipline opérationnelle continue — pas un exercice de fin d’année. 

Prêt à voir si votre processus actuel de demande R&D tient la route? Obtenez une évaluation gratuite de votre crédit R&D avec Boast.

FAQ

L’IRS maintient ses priorités de contrôle pour les crédits d’impôt à la R&D, même avec moins de personnel. Grâce à l’IA, les demandes comportant des lacunes documentaires sont plus susceptibles d’être ciblées, et non l’inverse.

La section G exige que les demandeurs de crédits d’impôt pour la R&D déclarent les dépenses de recherche admissibles pour chaque composante d’affaires. Elle est facultative pour l’année d’imposition 2025 et deviendra obligatoire pour la plupart des entreprises dès 2026. Certaines exceptions s’appliquent aux petites entreprises admissibles ainsi qu’à celles dont les dépenses admissibles sont de 1,5 million de dollars ou moins et dont les revenus bruts sont de 50 millions de dollars ou moins au niveau du groupe de contrôle.

L’IRS s’attend à des documents contemporains démontrant l’incertitude technologique, une démarche expérimentale systématique et un objectif admissible lié à des composantes d’affaires et des catégories de dépenses précises. La documentation rétroactive ou les résumés génériques générés par l’IA comportent un risque élevé de vérification.

Les outils d’IA peuvent aider à organiser et traiter les données justificatives, mais ils ne peuvent pas appliquer les quatre critères d’admissibilité, juger de l’incertitude technologique ni remplacer des dossiers de projet tenus en temps réel. Pour qu’un dossier soit défendable lors d’une vérification, l’expertise humaine demeure essentielle, même avec l’automatisation.